Man, 02 fév 2025 (AIP)-Producteurs d’huile rouge, responsables administratifs et structures d’appui se sont retrouvés, samedi 31 janvier 2026 à Man, autour de la protection et de la reconnaissance de l’huile rouge du Tonkpi à l’occasion de l’assemblée générale du Groupement représentatif de l’Indication géographique protégée (GR-IGP).
La rencontre s’est tenue à la salle des réunions du District autonome des Montagnes et a réuni les membres du GR-IGP huile rouge de Man, des représentants de l’administration et de l’Office ivoirien de la propriété intellectuelle (OIPI).
Les travaux ont porté sur le bilan des activités de l’année 2025, les actions prévues en 2026, l’état d’avancement du processus d’Indication géographique protégée et les mécanismes de mobilisation des acteurs de la filière.
La question de la protection de l’huile rouge a constitué un point central des échanges, traduisant l’intérêt commun des producteurs et des institutions pour la préservation du produit.
« Le Groupement représentatif d’indication géographique protégée huile rouge de Man œuvre à la promotion, à la protection et à la reconnaissance de la qualité de l’huile rouge produite dans la région du Tonkpi », a déclaré le responsable du groupement, Dion Gonka Béranger, soulignant que cette protection vise à garantir l’origine et la qualité du produit issu du terroir.

Selon M. Dion, son organisation agit pour structurer la filière et maintenir les pratiques de production liées au savoir-faire local.
Dans cette dynamique, le groupement intervient auprès des acteurs de la chaîne de valeur. « C’est par les conseils que nous encadrons les groupements de femmes transformatrices et les grimpeurs afin de maintenir la qualité de l’huile rouge de Man », a-t-il expliqué, annonçant la mise en place d’une stratégie de mobilisation et de sensibilisation.
Représentant le préfet de la région du Tonkpi, le chef de division de la vie associative de la préfecture de Man, Jean Yao, a salué la tenue de l’assemblée et invité les acteurs à la prise de décisions judicieuses pour faire prospérer leur activité.
« L’huile rouge de Man occupe une place dans l’économie rurale du Tonkpi. Elle contribue à la création de revenus, à la lutte contre la pauvreté et à la valorisation du savoir-faire local », a-t-il affirmé, ajoutant que sa protection participe aux objectifs de développement local.
Les productrices ont relevé à l’occasion, la valeur du produit qui pour elles, reste un enjeu pour les femmes de la région. « Nos mères ont fabriqué l’huile rouge à la main et scolarisé beaucoup de nos cadres qui sont là aujourd’hui », a indiqué Mme Déli née Oulaï Joséphine.
La labélisation de l’huile rouge de Man constitue un enjeu de protection au regard des études menées par l’OIPI, démontrant que le produit figure parmi les meilleures huiles rouges, non seulement en Côte d’Ivoire mais aussi dans la sous-région, en raison de sa qualité organoleptique ainsi que de ses caractéristiques chimiques et biochimiques.
L’assemblée générale du samedi a enregistré l’engagement des producteurs, des organisations professionnelles et des institutions à poursuivre la démarche d’Indication géographique protégée de l’huile rouge de Man.
(AIP)
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