Séguéla, 2 fev 2026 (AIP) – La Coopérative agricole des producteurs unis du Worodougou (CAPUWO) appelle l’État à tenir ses promesses d’enlèvements de cacao afin de mettre fin à la crise de commercialisation qui frappe durement les producteurs de la région.
La CAPUWO a lancé cet appel, lundi 02 février 2026, lors d’une interview à l’AIP à son siège à Séguéla. Son président du conseil d’administration, Ibrahim Diomandé, a dénoncé la saturation des magasins intérieurs par des stocks non évacués, faute de connaissements et de financements.
Les producteurs, contraints de déposer leurs récoltes en dépôt-vente, se retrouvent sans paiement, ce qui dégrade leurs conditions de vie. « Les produits sont là, mais l’argent n’est pas remboursé et les producteurs souffrent », a-t-il déclaré.
M. Diomandé a fait savoir que si les promesses d’enlèvements faites par les autorités ne sont pas respectées, cela aggraverait la crise. Il a interpellé le nouveau ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, Bruno Koné, ainsi que le gouvernement, pour que des solutions urgentes soient trouvées afin de libérer les stocks et assurer la rémunération des producteurs.
Tout en saluant les efforts déjà consentis par le chef de l’État, notamment le prix bord champ fixé à 2 800 F CFA, la CAPUWO insiste sur la nécessité d’un accompagnement plus fort des partenaires financiers et institutionnels. « Nous ne voulons pas que le nom du président soit associé négativement à ce problème de café-cacao. Nous demandons son implication directe pour que les producteurs retrouvent leur dignité », a plaidé Ibrahim Diomandé.
La coopérative, qui regroupe les producteurs unis du Worodougou, appelle à une mobilisation nationale et réaffirme que le respect des engagements d’enlèvements est la clé pour sauver la filière café-cacao, pilier de l’économie ivoirienne aujourd’hui fragilisée par les blocages de commercialisation.
(AIP)
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