Sinfra, 04 fev 2026 (AIP) – Les responsables de différentes couches de la population de Sinfra ont été sensibilisés, lundi 2 février 2026, à la menace de la rage lors de la conférence mensuelle des directeurs et chefs de service du département tenue au cabinet du préfet.
Sur instruction du préfet Kouamé Bouaki, le directeur départemental des ressources animales et halieutiques, Guéla Sia Robert, a animé une conférence sur le thème “La rage, une menace grave mais évitable”.
Le choix de ce sujet a été motivé par la découverte d’un cas confirmé de rage humaine dans le district sanitaire de Sinfra en janvier, ce qui a conduit le préfet à prendre des mesures sanitaires contre cette maladie, selon une source préfectorale.
Le conférencier a indiqué que le virus responsable de la rage est le lyssavirus, de la famille des rhabdoviridae, qui infecte les mammifères, y compris l’homme, et se transmet principalement par la salive d’animaux infectés (chiens, chats, chauves-souris, etc.) par morsure, griffure ou léchage. Il a présenté la rage comme une maladie mortelle une fois les symptômes apparus, mais qui est évitable à 100% par la vaccination.
M. Guéla a également détaillé les symptômes de la maladie, les signes d’alerte chez les animaux (rage animale) et chez l’homme (rage humaine), les populations les plus à risque, ainsi que les mesures de prévention et les comportements à adopter en cas de suspicion.
Selon les statistiques communiquées par le conférencier, le département de Sinfra a enregistré, entre 2012 et 2026, quatre cas confirmés de rage animale, ayant entraîné deux cas de rage humaine, dont le dernier remonte à janvier. « Il est donc primordial de sensibiliser et de prendre des mesures pour lutter contre cette maladie », a conclu le préfet.
En Côte d’Ivoire, 62 cas de rage animale confirmés ont été enregistrés entre 2001 et 2024. Le taux de couverture vaccinale des animaux est d’environ 12 % pour une population canine estimée à 1,8 million.
(AIP)
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