Bongouanou, 04 fév 2026 (AIP) – Le chef du village de Bocassi (Bongouanou), Nanan Kablan Bilé, a plaidé pour le renforcement des équipements de base, lors d’une visite de l’Agence ivoirienne de presse (AIP), jeudi 29 janvier 2026.
Selon l’autorité traditionnelle, le développement d’une localité repose sur l’adaptation continue de ses installations à l’évolution démographique. Il a expliqué que même lorsque certains aménagements existent, il est souvent nécessaire de les renforcer, de les multiplier ou de les moderniser afin de répondre aux besoins croissants des habitants.
Le chef a cité en priorité l’accès à l’eau potable. Le château d’eau qui alimente Bocassi, construit dans les années 1980, est aujourd’hui devenu insuffisant face à la croissance de la population et à l’extension de nouveaux quartiers. « La population a doublé, voire triplé. Ce que nous avons ne peut plus desservir tout le monde », a-t-il souligné.
Nanan Kablan Bilé a également insisté sur l’état de la route reliant Bongouanou à Bocassi, longue d’environ quatre kilomètres. Il a rappelé que par le passé, l’état de cette voie obligeait parfois les visiteurs à terminer le trajet à pied, abandonnant leurs véhicules.
Il a salué les actions en cours du député-maire de Bongouanou, Jacob Assougba, qui a intégré Bocassi dans le programme des grosses œuvres, en vue de la réalisation des caniveaux et de la préparation de la route pour un futur bitumage.
Pour l’autorité traditionnelle, le bitumage de Bocassi contribuera à un développement harmonieux de la commune. Il a rappelé que seuls quelques villages, dont Bocassi, Ahorosso et Kayabo, ne bénéficient pas encore de routes goudronnées.
En matière d’éducation, la localité dispose de trois groupes scolaires. Le projet de création d’une école maternelle est également en cours. En attendant la construction de salles définitives.
Il a toutefois souligné la nécessité de renforcer les infrastructures scolaires.
Sur le plan sanitaire, Bocassi bénéficie d’un dispensaire, d’un logement pour l’infirmier et d’une ambulance, grâce à l’appui des autorités. Une maternité a également été construite, mais elle reste partiellement équipée.
Le chef a lancé un appel pour l’achèvement de son équipement et la construction d’un logement pour la sage-femme, condition indispensable à son affectation effective. Faute d’une maternité pleinement fonctionnelle, les femmes enceintes sont encore évacuées vers Bongouanou pour accoucher, une situation jugée préoccupante en cas d’urgence.
(AIP)
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