Bondoukou, 04 fév 2026 (AIP) – Un incendie a ravagé, dans la nuit du 2 au 3 février 2026, un bâtiment de trois classes du Lycée moderne Yoboua Ceverin d’Assuefry, situé à environ 50 kilomètres de Bondoukou, provoquant d’importants dégâts matériels et privant cinq classes de 5ᵉ, soit 80 élèves, de salles de cours.
Selon le directeur régional de l’Éducation, de l’Alphabétisation et de l’Enseignement technique de Bondoukou, Ba Ousmane, le sinistre s’est déclaré aux environs de minuit.
« Le feu s’est rapidement propagé et a complètement consumé le bâtiment principal. La salle servant de bureau des archives a été volontairement détruite pour éviter que l’incendie ne se propage aux structures voisines. Malheureusement, la première salle du bâtiment adjacent a également subi des dégâts à cause de la proximité du feu », a-t-il expliqué.
Le directeur régional a précisé que l’état vétuste des installations électriques a aggravé la situation. « L’école est ancienne et tout est usé. Les fils électriques pendent partout et il n’y a pas de prise de terre dans les bâtiments. Chaque année, lors des pluies, le disjoncteur prend feu. La Compagnie ivoirienne d’électricité (CIE) nous a confirmé que c’est dû à l’absence de protection électrique », a-t-il ajouté.
Les conséquences sur l’enseignement sont lourdes. « Nous avons cinq classes de 5ᵉ, regroupant 80 élèves, sans salle pour suivre les cours », a déploré M. Ba.
Face à cette urgence, il a mis en place des mesures temporaires pour permettre une reprise rapide des cours. Deux classes seront installées dans un bâtiment ancien abandonné, tandis que les deux autres fonctionneront en double vacation avec le reste de l’école, en attendant la réhabilitation complète du bâtiment sinistré.
À cet effet, M. Ba a annoncé que le député-maire de Bondoukou, Youboua Kouabena Séverin, s’est engagé à financer la réhabilitation du bâtiment. Informé du sinistre, ce dernier a dépêché une équipe technique municipale sur les lieux et a pris l’engagement ferme de procéder aux travaux dès le mercredi 4 février, face à l’urgence.

L’équipement des salles reste un défi majeur. « Il faudra environ 30 tables-bancs par salle. Pour quatre salles, il faudra entre 200 et 300 tables-bancs, ainsi qu’autant de tableaux, pour accueillir les élèves dans de bonnes conditions », a indiqué le directeur régional, soulignant l’urgence d’une réhabilitation globale des infrastructures scolaires dans le Gontougo afin de prévenir de nouveaux incidents et garantir un cadre d’enseignement sécurisé.
M. Ba a conclu en appelant à une action de l’État sur l’ensemble des infrastructures scolaires de la région. « La plupart des bâtiments scolaires du Gontougo sont vétustes. Il faut de gros moyens. Il est urgent de les classer du plus dégradé au moins dégradé et de procéder à une réhabilitation complète pour éviter de nouveaux incendies et garantir la sécurité des élèves », a-t-il insisté après une visite des lieux le mardi 3 février 2026.
Accompagné d’une délégation, M. Ba s’est rendu sur les lieux pour exprimer la compassion et la solidarité de la DRENAET et de l’ensemble de la communauté éducative aux responsables de l’établissement, au COGES, ainsi qu’à la communauté villageoise d’Assueffry.
(AIP)
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