Abidjan, 04 fev 2026 (AIP)- Un dialogue de haut niveau a réuni, mardi 3 février 2026 à Abidjan, des experts, des décideurs politiques et des représentants des organisations internationales pour discuter des défis et des opportunités liés au financement des risques de catastrophe en Afrique, appelant à une action collective.
Le ministre de l’Economie et des Finances, Adama Coulibaly, a ouvert les travaux du dialogue de haut niveau sur le financement des risques de catastrophe, organisé par l’African Risk Capacity (ARC) en partenariat avec le Fonds international de développement agricole (FIDA) et le Programme alimentaire mondial (PAM).
M. Coulibaly a souligné l’importance de la finance pré-arrangée pour protéger les populations, préserver les investissements et renforcer la soutenabilité des finances publiques face aux chocs climatiques.
“La finance pré-arrangée n’est pas seulement une question d’assurance, c’est une architecture complète qui combine la connaissance du risque, la stratégie de financement, la capacité de déclenchement rapide et la redevabilité”, a-t-il déclaré.
Le président du conseil d’administration de l’ACBF, Mohamed Beavogui, a également mis en relief l’importance de changer le paradigme du financement des risques de catastrophe.
“Il s’agit de gouverner les risques avant qu’ils ne se matérialisent, de bâtir des systèmes permettant aux gouvernements d’agir de manière rapide, décisive et transparente sans désorganiser les budgets et sans faire peser l’essentiel du parlement sur les ménages les plus vulnérables”, a-t-il indiqué.

La directrice pays, représentante du Programme alimentaire mondial Abidjan (PAM), Olivia Hantz, a pour sa part fait remarquer que les incertitudes climatiques, économiques et géopolitiques redessinent profondément les priorités de l’action publique.
“Dans le contexte d’incertitude actuel, il est impératif de consolider le financement des risques de catastrophe afin d’assurer une assistance ciblée, efficace et efficiente, là où elle s’avère la plus nécessaire, tout en optimisant l’impact de chaque ressource investie”, a-t-elle indiqué.
Pour Mme Hantz, “la capacité des États et de leurs partenaires à anticiper les chocs et à protéger durablement les populations devient un marqueur essentiel de résilience, de stabilité et de crédibilité des politiques publiques”.
Le directeur régional Afrique de l’Ouest et du Centre du FIDA, Bernard Hien, a appelé à une action collective pour promouvoir des lignes préliminaires, renforcer les capacités institutionnelles et favoriser l’innovation à grande échelle.
“Nous n’avons pas le choix que de travailler ensemble pour combler le déficit de protection, renforcer la résilience et garantir que les populations les plus vulnérables aient accès aux outils nécessaires pour sécuriser leurs moyens d’existence”, a-t-elle exprimé.
Les participants au dialogue de haut niveau ont discuté des moyens de renforcer les mécanismes de financement des risques de catastrophe, d’améliorer la coordination entre les acteurs et de promouvoir la finance pré-arrangée en Afrique. Ils ont également échangé sur les expériences et les bonnes pratiques en matière de gestion des risques de catastrophe et de financement des risques.
(AIP)
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