Dabou, 05 fév 2026 (AIP)- Cinquante prestataires de services de santé, que sont les médecins, les sages femmes mentors, les infirmiers, venus des trois départements de la région des Grands ponts, ont vus leurs capacités renforcées lors d’un atelier qui s’est déroulé à Dabou, du lundi 02 au mercredi 04 février 2026, autour du thème, ” Les offres de services intégrés adressés au couple mère- enfant, à chaque porte d’entrée des consultations”.
L’atelier est organisé par le ministère de la Santé, de l’Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle, et financé par la fondation Gate, à travers Intra health international, qui met en œuvre le projet insPire Côte d’Ivoire.
Selon le chef de service du programme national de santé de la mère et de l’enfant, Dr Zérégbé Toh, l’atelier va s’étendre progressivement à l’ensemble des districts sanitaires et régions du pays et vise à réduire les décès maternels, néo natals et infantiles dans notre pays. Plusieurs modules ont été dispensés pour renforcer les capacités des participants.
Il s’agit de la compréhension du concept d’intégration selon le modèle consolidé, la réorganisation des services, la mise en œuvre du mentorat clinique, le paquet d’offres de services intégrés pour chaque porte d’entrée qu’est la consultation pré natale, l’accouchement, la consultation post natale, la vaccination, la nutrition, la pesée, la planification familiale.
Pour Dr Zérégbé, la mise en œuvre au plan national de ces offres de services intégrés de qualités, prônées par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), sont tellement importantes, qu’elles ont nécessité l’implication personnelle du ministre de la Santé, de l’Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle, N’gou Demba, dans la mobilisations des ressources avec les bailleurs de fonds.
L’enjeu principal, a t il souligné, c’est que le pays entier soit couvert par cette intervention qui va contribuer à réduire drastiquement les décès maternels et infantiles. L’équipe coordinatrice du programme national de santé de la mère et de l’enfant a poursuivi cette série d’ateliers de renforcement de capacités dans la région du Gboklè.
Dans un pays comme la Côte d’Ivoire qui connaît une prévalence contraceptive estimée à 35%, on note, selon le programme qui a en charge la coordination des questions de la santé de la mère et de l’enfant, au ministère de la santé, 385 décès maternel pour 100.000 naissances vivantes.
(AIP)
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