Zuénoula, 06 fev 2026 (AIP) – Les résultats des tests de production d’oignon à bulbe menés dans le département de Zuénoula ont été officiellement présentés, jeudi 5 février 2026, lors d’une cérémonie organisée dans le village de Binzra, à l’initiative de l’Interprofession Oignon Côte d’Ivoire (IOCI).
Ces tests, conduits dans sept villages du département, notamment Binzra, Kourefla, Béziaka, Paoufla, Gohifla, Zanhouofla et Bouafla, visaient à évaluer l’adaptabilité de la culture de l’oignon à bulbe aux conditions agroclimatiques locales.
La présidente du conseil d’administration de l’IOCI, Kalou épouse Djè BI, a rappelé que la Côte d’Ivoire, bien que grand pays consommateur d’oignon, enregistre une production nationale très faible, entraînant une forte dépendance aux importations.
« La Côte d’Ivoire consomme plus de 250 000 tonnes d’oignon par an, alors que la production nationale ne couvre qu’une infime partie des besoins. Cela représente une sortie de devises estimée à plus de 100 milliards de francs CFA chaque année », a-t-elle expliqué, soulignant la nécessité de développer la production locale.
Selon elle, ces tests s’inscrivent dans une stratégie nationale visant à démontrer que la culture de l’oignon n’est plus limitée aux zones septentrionales, mais peut être pratiquée sur toute l’étendue du territoire.
« Les résultats obtenus ici à Zuénoula prouvent que l’oignon peut être cultivé en zone forestière. Ce que vous voyez aujourd’hui a été produit sur vos propres terres », a-t-elle affirmé, invitant les populations à s’approprier cette opportunité agricole.
Présentant les aspects techniques des essais, le directeur exécutif de l’IOCI, Konan Koffi Geoffroy, s’est félicité des performances enregistrées, notamment avec certaines variétés en provenance du Niger.
« L’une des variétés testées s’est révélée particulièrement résistante aux maladies et très bien adaptée au terroir local. Les résultats observés à Zuénoula confirment son fort potentiel », a-t-il déclaré.
Pour lui, la culture de l’oignon constitue une filière stratégique à forte valeur ajoutée, capable de générer des revenus importants, aussi bien pour les jeunes que pour les femmes.
« Une seule femme peut atteindre jusqu’à cinq millions de francs CFA avec la culture de l’oignon. Si dix femmes s’y engagent sérieusement, cela peut représenter près de cinquante millions de francs CFA », a-t-il soutenu.
Au terme de la cérémonie, les autorités administratives et les responsables de l’IOCI ont salué l’engagement des producteurs bénéficiaires et appelé à la reproduction de cette expérience dans l’ensemble des villages du département, en vue de faire de Zuénoula un futur pôle de production d’oignon à bulbe en Côte d’Ivoire.
(AIP)
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