L’activité a été présidée par le secrétaire général de la préfecture d’Ouaninou, Diet Tohée Elysée, représentant le préfet du département. La fondation était représentée par son administrateur, Cissé Marfi, agissant au nom de son président, l’imam Cissé Djiguiba.
Intervenant à cette occasion, M. Cissé Marfi a rappelé les conséquences des MGF sur la santé physique et psychologique des filles et des femmes, et appelé à une mobilisation collective pour y mettre fin. « Notre fondation réaffirme sa ferme volonté d’accompagner les communautés à travers des actions de sensibilisation, d’éducation et de plaidoyer, afin de lutter contre cette pratique », a-t-il déclaré.
Il a invité les chefs traditionnels et religieux, ainsi que les leaders communautaires, féminins et de jeunesse, à servir de relais dans les villes et villages.
La sage-femme à l’hôpital général d’Ouaninou, Kipré Esther, a apporté un éclairage médical sur les risques liés aux MGF, en insistant sur la prévention et l’information. « L’excision est une intervention irréversible. Elle peut entraîner de fortes douleurs, des infections chroniques, la stérilité, la formation de fistules et même la mort. Les séquelles chez la femme sont à long terme », a-t-elle expliqué, appelant à l’abandon de cette pratique.
Le secrétaire général de la préfecture a salué l’initiative de la fondation Djigui La Grande Espérance et exhorté les populations à se conformer aux lois en vigueur qui interdisent les MGF et à protéger les droits des filles.
Les autorités coutumières présentes ont exprimé leur soutien à la lutte contre les MGF et leur engagement à promouvoir des pratiques culturelles respectueuses de la dignité humaine.
(AIP)
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