Abidjan, 6 fév 2026 (AIP) – Le chef de division du pôle Agriculture de l’Afrique de l’Ouest et représentant de la Banque mondiale, M. Adama Touré, a réaffirmé, vendredi 6 février 2026, l’engagement de son institution en faveur d’un développement durable du secteur agricole.
Il a fait cette déclaration lors d’une conférence organisée par l’Association des ingénieurs agronomes de Côte d’Ivoire (AIACI), au Fonds interprofessionnel pour la recherche et le conseil agricoles (FIRCA), à Cocody.
Selon M. Touré, la Banque mondiale accorde une attention particulière aux sauvegardes environnementales et sociales dans la conception et la mise en œuvre de ses projets. Si ces exigences sont parfois perçues comme longues et contraignantes, elles demeurent néanmoins indispensables.
Il a rappelé que le secteur agricole est responsable d’environ un tiers des émissions mondiales de gaz à effet de serre, principalement en raison de la conversion des terres et de la déforestation. En Côte d’Ivoire, cette situation demeure préoccupante.
Des études récentes indiquent qu’environ 50 % de l’eau douce est stockée dans les arbres et les sols, rendant la préservation des forêts et la santé des sols essentielles, tant pour l’environnement que pour l’humanité.
Dans cette dynamique, la Banque mondiale accompagne étroitement le gouvernement ivoirien, notamment à travers l’élaboration et la mise en œuvre de la Stratégie nationale de développement du cacao.
Elle soutient également plusieurs projets dans le secteur forestier visant à promouvoir des systèmes de production durables et à restaurer une partie du couvert forestier.
L’institution intègre par ailleurs de manière accrue la dimension climatique dans ses interventions. « Entre 40 et 50 % du financement de nos projets doivent désormais être orientés vers des investissements favorisant l’adaptation et l’atténuation des effets du changement climatique », a précisé M. Touré.
Abordant les mécanismes de suivi et d’évaluation, le représentant de la Banque mondiale a souligné qu’aucun projet financé par l’institution n’est clôturé sans un rapport d’achèvement élaboré conjointement par l’État bénéficiaire et la Banque.
Évoquant les projets approuvés mais non exécutés, M. Touré a expliqué que ces situations peuvent découler de changements de priorités politiques ou stratégiques des pays bénéficiaires. « Les gouvernements restent nos clients. Ce sont eux qui signent et portent les accords de financement », a-t-il rappelé.
L’AIACI est une association qui regroupe les ingénieurs agronomes ivoiriens formés en Côte d’Ivoire et à l’étranger, ainsi que des ingénieurs non ivoiriens issus de l’École nationale supérieure agronomique (ENSA) de Côte d’Ivoire. L’un de ses objectifs majeurs est la création d’un Ordre des ingénieurs agronomes.
(AIP)
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