Niakara, 7 fév 2026 (AIP) – La fixation du prix bord champ du kilogramme de noix de cajou à 400 FCFA pour la campagne 2026 a suscité une vive déception chez les producteurs d’anacarde du département de Niakara, dans le centre-nord de la Côte d’Ivoire, selon des informations recueillies sur place, samedi 7 février.
Annoncé vendredi 6 février par le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, Koné Nabagné Bruno, ce prix marque une baisse de 25 FCFA par rapport à la campagne précédente. Une décision mal accueillie par les planteurs, confrontés à la hausse des coûts d’entretien des vergers et à la cherté de la vie.
Interrogés par l’AIP, plusieurs producteurs de Niakara, Tortiya, Tafiré, Niédiékaha, Badikaha et des villages environnants ont exprimé leur désillusion. « Je m’attendais à un prix compris entre 600 et 1000 FCFA le kilo », a confié Ali Ouattara, producteur à Tafiré, estimant que le prix fixé ne reflète ni les efforts consentis ni les réalités économiques locales.
D’autres planteurs déplorent le décalage entre leurs attentes et la décision gouvernementale, dans un contexte où l’anacarde constitue la principale source de revenus pour plusieurs ménages ruraux. Selon eux, ce prix risque d’affecter leur capacité à subvenir aux besoins essentiels, notamment la scolarisation des enfants et les soins de santé.
Pour sa part, le ministre Koné Nabagné Bruno a expliqué que la fixation du prix tient compte du contexte économique international, de l’évolution du marché mondial, des résultats des campagnes précédentes et de la nécessité de protéger les producteurs en leur assurant le meilleur niveau de rémunération possible.
Il s’exprimait à l’occasion de la 2e édition des Journées nationales du producteur du coton et de l’anacarde (JNPCA), organisées les 6 et 7 février à la fondation Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix, à Yamoussoukro.
(AIP)
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