Sinfra, 08 fév 2026 (AIP) – Les acteurs institutionnels, communautaires et les bénéficiaires de la troisième phase du Projet d’aménagement hydro-agricole des régions du Haut-Sassandra, du Gôh et de la Marahoué (PAHAHSF III) ont été sensibilisés, vendredi 6 février 2026, à l’importance de leur implication dans la mise en œuvre dudit projet, au cours d’un atelier tenu à Zorofla, dans la sous-préfecture de Sinfra.
Cette rencontre d’échanges visait à renforcer l’adhésion, l’appropriation et la participation active des autorités administratives, politiques et communautaires des départements de Bouaflé, Bonon, Sinfra et Oumé, dans l’exécution de cette troisième phase du projet hydro-agricole.
Représentant le coordonnateur du PAHAHSF III, le responsable administratif et financier du projet, Ba Bi Odilon Éric, a présenté cette initiative comme s’inscrivant dans la Stratégie nationale de développement de la riziculture (SNDR). Il a souligné que le projet ambitionne d’aménager des périmètres agricoles dans les bas-fonds à travers des retenues d’eau adaptées, de faciliter l’accès aux intrants agricoles et de renforcer l’organisation des producteurs de riz et de maraîchers.
Selon lui, le PAHAHSF III met également l’accent sur la mécanisation agricole afin d’accroître la production locale, de contribuer à l’autosuffisance alimentaire et de générer des revenus durables au profit des communautés bénéficiaires.
Intervenant à cette occasion, le président de la Haute Autorité pour la bonne gouvernance, Zoro Ballo Épiphane, a exhorté les chefs de villages, les leaders communautaires et les propriétaires terriens à adhérer pleinement à ce projet, qu’il a qualifié de levier important de développement local.
Des bénéficiaires des phases précédentes du projet ont, par ailleurs, partagé leurs expériences. Kipré Lohouri Vincent, du village de Nibouo (département de Daloa), Djédjé Mahi Firmin, originaire de Saioua, et Zaho Sérébo Lucien, également de Daloa, ont témoigné des impacts positifs du PAHAHSF sur l’amélioration de leurs conditions de vie et celles de leurs communautés.
La troisième phase du PAHAHSF prévoit l’aménagement d’une superficie totale irriguée de 732 hectares, avec une capacité de retenue d’eau estimée à trente millions de mètres cubes, selon les informations communiquées au cours de l’atelier.
(AIP)
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