Abidjan, 08 fév 2026 (AIP) – Après Yamoussoukro et Daloa, la Direction générale des hydrocarbures (DGH) a procédé à la saisie de 3 045 bouteilles de gaz butane, ainsi qu’au démantèlement d’une dizaine de machines utilisées dans des activités illicites, lors d’une opération menée dans la nuit du jeudi 6 au vendredi 7 février 2026, simultanément à Aboisso et à Samo, dans le sud du Comoé.
Plusieurs individus ont également été interpellés au cours de cette intervention. Outre la fermeture systématique des sites de transvasement frauduleux, les auteurs de ces infractions devront répondre de leurs actes devant la justice ivoirienne.
Cette opération, conduite en collaboration avec l’Unité de lutte contre la criminalité transnationale (UTC) et sous la supervision du directeur du suivi et de la réglementation des hydrocarbures, N’Zué Kouakou Médard, vise à démanteler les réseaux clandestins spécialisés dans le transvasement illégal du gaz butane, une pratique à la fois dangereuse et prohibée.
À Aboisso, les équipes déployées ont saisi 2 347 bouteilles de gaz destinées aux circuits frauduleux, avec l’interpellation de plusieurs suspects, tandis qu’à Samo, 698 bouteilles supplémentaires ont été retirées de la circulation, donnant lieu à de nouvelles arrestations. En une seule nuit, ce sont ainsi 3 045 bouteilles de gaz qui ont été saisies dans les localités ciblées.
Cette action d’envergure dans le Sud-Comoé s’inscrit dans une dynamique nationale engagée depuis trois ans et intensifiée en ce début d’année 2026.

En effet, dans la nuit du mercredi 28 au jeudi 29 janvier 2026 à Yamoussoukro, environ 2 500 bouteilles de gaz de types B6 et B12, ainsi que 24 machines utilisées à des fins illégales, avaient été saisies. À Daloa, plus de 4 500 bouteilles de gaz et plus de 20 machines servant au transvasement frauduleux du gaz butane avaient également été démantelées le samedi 17 janvier 2026.
L’intensification de ces opérations de répression, conformément aux instructions fermes du ministre des Mines, du Pétrole et de l’Énergie, Sangafowa Coulibaly, traduit la détermination des autorités à mettre un terme à ces réseaux clandestins, qui exposent quotidiennement des milliers de personnes à des risques majeurs d’explosion, d’incendie et d’intoxication.
Le transvasement illégal du gaz butane, souvent pratiqué dans des conditions précaires et sans dispositifs de sécurité appropriés, est parfois utilisé comme carburant pour des taxis communaux, transformant ainsi des habitations et des quartiers entiers en véritables bombes à retardement.
(AIP)
Bsp/kam

