Abidjan, 08 fév 2026 (AIP) – Le gouvernement ivoirien a lancé, dans la nuit du vendredi 6 février 2026, une vaste opération de contrôle et de sensibilisation relative à l’interdiction de fumer dans les lieux et transports publics, dans plusieurs communes du district d’Abidjan.
Visant à faire respecter la réglementation en vigueur et à protéger les populations contre les dangers du tabagisme passif, cette opération d’envergure, menée simultanément à Cocody, Angré et Marcory, marque un durcissement du ton des autorités face au non-respect de l’interdiction de fumer dans les espaces publics.
Conduite par la brigade mondaine, une unité spécialisée de la Police nationale, cette première phase d’intervention a ciblé plusieurs établissements et lieux publics où la consommation de tabac, notamment de chicha, se faisait en violation du décret portant interdiction de fumer dans les lieux publics et les transports en commun.
Les agents déployés sur le terrain ont procédé à la saisie et au retrait de nombreux appareils de chicha, mettant ainsi fin à des pratiques jugées illégales et nuisibles à la santé des usagers.
Selon les autorités, cette action vise principalement à protéger la population contre les effets nocifs du tabagisme passif, considéré comme un véritable problème de santé publique.
S’exprimant au nom du ministre de la Santé, de l’Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle, le Directeur coordonnateur du Programme national de lutte contre le tabagisme et les autres addictions (PNLTA), Dr Ernest Zotoua, a appelé à la responsabilité collective.
« Il s’agit avant tout de protéger la santé de la population ivoirienne, mais aussi celle de son voisin », a-t-il déclaré, exhortant les gestionnaires de lieux publics et les acteurs du transport à faire preuve de civisme et de vigilance.
Dr Zotoua a rappelé que l’interdiction concerne toutes les formes de tabac, notamment les cigarettes classiques, les cigares, la chicha, les cigarettes électroniques ainsi que tout autre produit produisant de la fumée ou de la vapeur inhalée.
Bien que des sanctions soient prévues à l’encontre des contrevenants, les autorités ont indiqué privilégier, dans un premier temps, la sensibilisation et l’information des populations.
Elles ont par ailleurs annoncé la poursuite de ces opérations dans les semaines à venir, avec une extension progressive à d’autres communes du district d’Abidjan, avant leur déploiement à l’intérieur du pays.
(AIP)
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