Abidjan, 12 fév 2026 (AIP)-Le ministère de l’Hydraulique, de l’Assainissement et de la Salubrité note des avancées “significatives et suffisantes” dans la mise en œuvre du projet de planification et d’amélioration de la gestion durable des déchets solides dans le grand Abidjan.
Ce constat a été fait mercredi 11 février 2026, au siège du Projet d’assainissement et de résilience urbaine (PARU) à Abidjan, par le chef dudit projet, N’Gouandi Firmin, lors de la troisième réunion du comité conjoint de coordination par les parties prenante notamment la DG salubrité, l’Agence nationale de gestion des déchets (ANAGED), l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA) et des représentants de collectivités territoriales.
Selon M. NGouandi, qui faisait le point sur l’état d’avancement du projet en cours depuis janvier 2024 et qui doit s’achever en juillet 2027, les avancées portent l’élaboration d’un plan directeur de gestion des déchets pour le grand Abidjan, la mise en œuvre de projets pilotes sur la base du plan directeur de gestion des déchets solides, la sensibilisation du public à la collecte des déchets et au renforcement des activités 3R (Réduire, Réutiliser, Recycler) dans le grand Abidjan, et enfin, le renforcement des capacités des homologues à pouvoir élaborer des plans directeurs.
La partie japonaise, partenaire dudit projet, conduite par le représentant résident de la JICA en Côte d’Ivoire, Wakabayashi Motoharu, est revenue sur la situation actuelle des déchets produits solides dans le grand Abidjan. Selon les chiffres évoqués, ce sont 6887 kg de déchets qui sont produits par jour par les entités commerciales. Le taux de collecte des déchets, ont-ils informé, est de 54% dans le district d’Abidjan et de 86%, hors du district autonome d’Abidjan, selon les données de 2024. Le taux de recyclage dans le grand Abidjan est de 1%.
La JICA a relevé un retard dans la mise en œuvre du projet de planification et d’amélioration de la gestion des déchets solides dans le grand Abidjan, appelé les structures ivoiriennes à intensifier les efforts avant de partager la foi que l’expertise japonaise permettra à la Côte d’Ivoire de réussir le pari de la gestion durable des déchets solides.
Au nom du ministre de tutelle, Amédé Kouakou, le DG de la salubrité, Ouattara Lazéni, a rassuré la JICA quant à l’engagement du gouvernement ivoirien de parvenir à un taux de 95% de recyclage, à l’horizon 2040, des déchets solides non seulement mais dans certaines grandes du pays à savoir Yamoussoukro, Bouaké, San Pedro, Korhogo, etc.
« Nous avons navigué à vue pour le moment dans le secteur des déchets. Il est important qu’on ait dans le grand Abidjan, compte tenu de l’urbanisation et des changements climatiques, que nous ayons une boussole qui nous oriente, dans le changement du paradigme de la gestion des déchets dans le grand Abidjan. Cet outil-là est tellement important pour nous. Ce sera une première, non seulement pour Abidjan, mais c’est aussi pour la sous-région », a souligné M. Ouattara.
Comme recommandations, le conseiller spécial du département environnement mondial à la JICA, Dr Mitsuo Yoshida, a préconisé la prise de deux décrets ; l’un précisant le mode de traitement et la classification des déchets solides, l’autre, précisant le cadre de collaboration de l’ANAGED avec les collectivités territoriales et enfin, la consultation systématique des communautés et autres producteurs de déchets lors de l’élaboration des plans et schémas directeurs de gestion des déchets solides.
(AIP)
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