Niakara, 12 fév 2026 (AIP)–Des producteurs d’anacarde du département de Niakara, dans la région du Hambol (centre-nord ivoirien), ont exprimé, jeudi 12 février 2026, leurs inquiétudes face au rendement jugé lent des vergers depuis le début de la campagne 2026 de commercialisation de la noix de cajou.
Dans un entretien accordé à l’AIP, plusieurs acteurs de la filière, à Niakara, à Tafiré et à Tortiya, ont indiqué constater une baisse significative des quantités récoltées à cette période de l’année 2026 comparativement aux campagnes précédentes.
«Depuis le début de ma récolte, le 15 janvier 2026, je n’ai pu recueillir à ce jour que quatre sacs de 100 kilogrammes chacun, soit 400 kilogrammes, contre environ une tonne et plus à la même période les années antérieures », a confié Thibault Kélo, un producteur à Niakara, responsable des producteurs d’anacarde à Niakara.
Ce constat est partagé par d’autres exploitants agricoles de la localité, qui signalent néanmoins que la floraison est toujours en cours dans les plantations, retardant ainsi la pleine entrée en production des vergers.
Pour ces producteurs, ce décalage de production serait principalement lié aux effets du réchauffement climatique, notamment l’irrégularité des pluies et les variations inhabituelles de température. Toutefois, certains mettent également en cause la qualité ou l’efficacité des produits phytosanitaires utilisés pour le traitement des plantations.
La campagne 2026 de commercialisation de l’anacarde a été officiellement ouverte en février avec un prix bord champ fixé à 400 FCFA le kilogramme de noix de cajou bien séchées et bien triées, un tarif annoncé par le Gouvernement ivoirien en tenant compte du contexte du marché international.
En dépit de ce prix maintenu à un niveau jugé incitatif par les autorités ivoiriennes, les producteurs de Niakara espèrent une amélioration progressive du rendement des vergers dans les semaines à venir afin de compenser le retard accusé en ce début de campagne.
(AIP)
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