Abidjan, 12 fév 2026 (AIP)- L’Assemblée nationale a procédé ce jeudi 12 février 2026 à l’installation des six commissions permanentes de l’institution, séance au cours de laquelle, son président, Patrick Achi a plaidé pour la mise en place d’un « panier commun » des indemnités liées aux commissions.
Il s’agit de la commission des affaires générales et institutionnelles, de la commission des affaires économiques et financières (AEF), de la commission des affaires sociales et culturelles, de la commission des relations extérieures, de la commission de la recherche, de la science, de la technologie et de l’environnement, ainsi que de la commission de la sécurité et de la défense.
Au total, 252 députés sur 253, le président de l’Assemblée ne siégeant dans aucune commission spécifique, ont été répartis à raison de 42 membres par commission. La distribution a été effectuée en tenant compte du poids des groupes parlementaires et des députés non-inscrits.
Au-delà de l’organisation interne, le président a soulevé une réflexion plus large sur les motivations suscitées par certaines commissions. S’interrogeant sur l’afflux massif vers la commission des affaires économiques et financières, il a évoqué l’idée de constituer un « panier commun » pour les indemnités liées aux commissions.
« Peut-être que ce serait bien de faire des paniers communs. Comme ça, il n’y a pas de favorisé et tout le monde ne se précipite pas », a-t-il proposé. Selon lui, les indemnités pourraient être mutualisées et réparties équitablement entre les membres des différentes commissions. Une mesure qui, estime-t-il, permettrait d’éviter toute course aux postes pour des raisons financières et de recentrer l’engagement des députés sur « la connaissance » et le travail de fond.
Le président de l’Assemblée a tenu à préciser que les inscriptions ont été faites « sur la base des souhaits exprimés par chacun » et en considération de l’expérience acquise lors de la précédente législature.
Toutefois, face à l’intérêt marqué pour certaines commissions, notamment l’AEF qui a enregistré près d’une centaine de demandes, des arbitrages ont été nécessaires. « Un arbitrage a dû se faire en consultation ici et là avec certains d’entre vous », a-t-il expliqué, appelant à la compréhension des parlementaires.
Cette proposition, encore à l’état de réflexion semble avoir eue un écho favorable eu égard aux acclamations nourris les députés.
(AIP)
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