Taï, 15 fév 2026 (AIP) – Le Helmholtz Institute for One Health (HIOH) a officiellement lancé, vendredi 13 février 2026, le projet « Une seule santé », appelant à un engagement durable des populations et des autorités locales en faveur d’une surveillance sanitaire intégrée visant à prévenir les maladies zoonotiques à Taï.
Cette approche, fondée sur l’interconnexion entre la santé humaine, animale et environnementale, entend répondre aux risques accrus d’émergence de zoonoses dans cette zone du sud-ouest ivoirien.
Situé à proximité du parc national de Taï (PNT), reconnu pour sa richesse écologique exceptionnelle, le département de Taï se caractérise par une interaction étroite entre les populations, la faune sauvage et leurs écosystèmes. Cette cohabitation accroît le potentiel de transmission d’agents pathogènes entre espèces. Dans ce contexte, la cheffe de l’unité de surveillance « Une seule santé » du HIOH, Dr Fee Zimmermann, a insisté sur la nécessité d’un engagement continu des parties prenantes.
« Au-delà de l’adhésion déjà satisfaisante observée au démarrage du projet, nous souhaitons que cet engagement se poursuive durant toute la mise en œuvre de cette étude sanitaire, bénéfique pour l’ensemble des communautés », a-t-elle déclaré.
L’étude portera sur un échantillon de 1.500 personnes issues de 400 ménages répartis dans neuf localités, allant de Kéibly, dans la sous-préfecture de Zagné, à Polé Oula, dans la sous-préfecture de Taï.
Au-delà de la collecte de données, le projet prévoit plusieurs retombées concrètes, notamment la réhabilitation et l’équipement d’un laboratoire au profit de la direction départementale de la Santé, le partage de données stratégiques pour renforcer les mécanismes de surveillance et de prévention, le renforcement des capacités techniques et humaines des agents de collecte et l’organisation de bilans de santé gratuits au bénéfice des populations participantes.
L’Afrique subsaharienne, dont fait partie la Côte d’Ivoire, demeure un foyer important d’émergence de maladies infectieuses, dont près de 60 % sont d’origine zoonotique. La surveillance sanitaire intégrée initiée par le HIOH, en partenariat avec le Centre suisse de recherches scientifiques (CSRS) et le Centre hospitalier universitaire de Bouaké, vise à mieux comprendre les dynamiques de transmission des zoonoses ainsi que les phénomènes de résistance aux antimicrobiens.
L’étude se déroulera de février à juin 2026.
(AIP)
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