Abidjan, 16 février 2026 (AIP) – La direction générale des Transports terrestres et de la Circulation (DGTTC), en collaboration avec la Police et la Gendarmerie nationales, a entamé lundi 16 février 2026, une opération de répression visant les véhicules administratifs et particuliers circulant avec des plaques d’immatriculation non conformes, communément appelées plaques banalisées ou fantaisistes.
Le directeur général des transports terrestres et de la circulation, Oumar Sacko, a précisé que cette opération, annoncée depuis plusieurs semaines, s’inscrit dans le cadre des contrôles de routine, tout en comportant désormais un volet résolument répressif.
« Malgré les nombreuses campagnes de sensibilisation menées à l’endroit des usagers, il a été constaté une persistance des comportements contraires à la réglementation. Il s’avère donc nécessaire, à un certain stade, de passer à une phase de stricte application de la loi », a-t-il déclaré.
Au Plateau, huit véhicules administratifs ont été remorqués et transférés à la fourrière administrative. Douze véhicules également munis de plaques civiles volontairement dissimulées afin d’échapper au système de vidéosurveillance ont également été immobilisés et conduits à la fourrière du ministère des Transports. Ces véhicules ne seront remis en circulation qu’après paiement des amendes encourues et régularisation complète de leur situation.
S’agissant des forces de défense et de sécurité (FDS), Oumar Sacko a indiqué qu’à la suite des contrôles effectués entre août et octobre 2025, une tolérance provisoire leur est accordée afin de régulariser leurs véhicules, avant l’application prochaine d’une politique de tolérance zéro.
Le directeur général a par ailleurs souligné que les conséquences des plaques irrégulières dépassent le seul cadre de la sécurité routière pour relever également de la sécurité nationale.

Il a rappelé qu’un cas récent d’assassinat a révélé que le suspect circulait à bord d’un véhicule muni d’une fausse immatriculation, compliquant considérablement le travail des enquêteurs.
Sur le plan routier, l’absence de traçabilité favorise des comportements dangereux et irresponsables. Sur le plan financier, les plaques fantaisistes détectées par les systèmes de contrôle représentent un manque à gagner considérable pour l’État, évalué à plusieurs dizaines de millions FCFA, voire à des milliards de francs.
Le lieutenant-colonel Dodora Serge, commandant de la sécurisation routière de la Gendarmerie nationale, a précisé que l’opération se déroule dans de bonnes conditions sur l’ensemble des sites concernés et qu’elle consiste à procéder au retrait systématique de toutes les plaques d’immatriculation fantaisistes.
(AIP)
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