Abidjan, 18 fév 2026 (AIP) –L’Assemblée des régions et districts de Côte d’Ivoire (ARDCI) a plaidé, mardi 18 février 2026 à Abidjan, pour un approfondissement de la décentralisation à travers un partenariat renouvelé et plus opérationnel entre l’État et les collectivités territoriales à l’heure où les enjeux de développement local, d’emploi des jeunes et de cohésion sociale s’intensifient.
Lors de la cérémonie de présentation de vœux organisée au siège de la faîtière à Cocody, le porte-parole de l’ARDCI, Wouadja Essay, président du conseil régional de l’Indénié-Djuablin a mis l’accent sur la nécessité de doter les régions et districts de moyens techniques, humains et financiers à la hauteur des compétences transférées. Il a défendu une gouvernance locale plus transparente et inclusive, capable de transformer les territoires en pôles d’opportunités pour les jeunes et les femmes.
Au-delà des déclarations d’intention, l’ARDCI inscrit son plaidoyer dans une logique de performance territoriale, a indiqué le président du conseil régional de l’Indénié-Djuablin. Recevant les vœux de ses collaborateurs, le président de l’organisation, Eugène Aka Aouélé, a réaffirmé la disponibilité des collectivités à accompagner l’action de l’État, tout en appelant à une décentralisation plus efficiente, fondée sur la responsabilité, la redevabilité et l’innovation dans la mobilisation des ressources.
Selon lui, les priorités demeurent le renforcement des capacités des collectivités membres, la mobilisation de financements additionnels et innovants, ainsi que la mise en œuvre de projets structurants répondant aux besoins réels des populations. Dr Aka Aouélé a insisté sur l’importance du transfert effectif des compétences de l’État aux collectivités, accompagné des ressources correspondantes, condition essentielle d’une décentralisation crédible.
Le président de l’ARDCI a également évoqué des chantiers structurants, notamment la mise en œuvre du statut de l’élu local, en cours d’adoption au Parlement, la définition des modalités de création d’une fonction publique territoriale et l’élargissement des cadres formalisés de coopération avec les ministères techniques.
Sur le terrain, la faîtière entend consolider des programmes déjà engagés, dont le Projet d’appui au développement économique et écologique des territoires ruraux (ECOTER), financé dans le cadre du Contrat de désendettement et de développement (C2D2), ainsi que le déploiement des dispositifs liés aux projets « Emploi jeunes et développement des compétences » (PEJEDEC 3) et « C2D3 Emploi » au niveau des régions et districts bénéficiaires. L’optimisation du Projet de connectivité inclusive et d’infrastructures rurales en Côte d’Ivoire (PCR-CI) figure également parmi les axes d’intervention prioritaires.
À travers cet appel, l’ARDCI positionne la décentralisation non seulement comme un mécanisme administratif, mais comme un levier stratégique de transformation économique et sociale des territoires, au service d’un développement plus équilibré et inclusif en Côte d’Ivoire.
(AIP)
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