Abidjan, 19 fév 2026 ( AIP)-Le président iranien Massoud Pezeshkian a marqué un tournant dans son discours en affirmant que l’Iran ne tolérerait plus aucune forme d’humiliation sur la scène internationale, tout en liant cette exigence de respect extérieur à la nécessité absolue d’engager une réforme sociale profonde et participative au sein du pays, a rapporté jeudi 19 février 2026 l’Agence iranienne de presse (Irna).
Le chef de l’exécutif iranien a durci le ton face aux puissances occidentales, dénonçant ce qu’il qualifie de pillage des ressources naturelles sous couvert de diplomatie.
S’appuyant sur un parallèle historique avec la guerre du Vietnam, il a fustigé l’hypocrisie des discours sur la démocratie, s’interrogeant notamment sur la sincérité de l’intérêt américain pour le Venezuela ou l’Iran.
Bien qu’il réitère sa volonté d’écarter la guerre, le président a précisé que ce choix ne saurait signifier l’acceptation de la force. Pour lui, l’identité iranienne est indissociable de la dignité et de la résistance face à l’arrogance.
Sur le front intérieur, le président Pezeshkian a admis l’urgence de changements structurels. Refusant une gestion déconnectée des réalités, il propose une approche participative impliquant directement les quartiers, les écoles, les mosquées et les centres de santé. Selon lui, constater les problèmes ne suffit plus ; l’heure est aux solutions concrètes portées par les élites et les structures locales pour répondre aux attentes légitimes de la population.
Dans un aveu de lucidité politique, le président iranien a critiqué l’inertie des responsables qui n’entendent la voix du peuple qu’une fois la contestation installée dans la rue. Il a affirmé que sa responsabilité est de résoudre les difficultés avant qu’elles ne s’accumulent et n’explosent.
Il a conclu en appelant à une coordination nationale, estimant que le peuple iranien mérite des solutions fondées sur l’entraide plutôt que sur la contrainte ou le mépris.
(AIP)
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