Abidjan, 19 fév 2026 (AIP)- En visite officielle à Gaborone, le ministre ivoirien des Mines, du Pétrole et de l’Énergie, Mamadou Sangafowa-Coulibaly, a été reçu le mercredi 18 février 2026 au Palais présidentiel par le Vice-président de la République du Botswana, Ndaba Gaolathe.
Au centre des échanges, le renforcement de la coopération bilatérale, avec un accent particulier sur la gouvernance des ressources extractives.
L’expérience botswanaise en matière de gestion des ressources naturelles s’est imposée comme le socle majeur de ce rapprochement. Souvent érigé en référence sur le continent africain, le modèle du Botswana repose sur une gouvernance rigoureuse, des partenariats équilibrés avec les investisseurs et une politique assumée de valorisation locale du diamant, devenue un moteur durable de croissance économique.
Cette rencontre a mis en lumière une convergence de vues autour d’une coopération structurée, orientée vers la bonne gouvernance du secteur extractif, le transfert de compétences et la construction d’une chaîne de valeur minière intégrée. Elle intervient dans un contexte où Côte d’Ivoire accélère la transformation et la valorisation de son potentiel extractif.
« Cette mission est impulsée par la vision du Président ivoirien, Alassane Ouattara, qui ambitionne de faire de notre secteur extractif un levier de prospérité, à l’image de ce qu’a réalisé le Botswana, cité en exemple à travers le monde », a déclaré le ministre Sangafowa-Coulibaly à son hôte.
En réponse, le Vice-président Ndaba Gaolathe a réaffirmé la disponibilité de son pays à accompagner la montée en puissance du secteur extractif ivoirien.
Dans la même dynamique, la ministre botswanaise des Mines, Bogolo Joy Kenewendo, a souligné devant la presse que les deux pays ont « convenu de la grande nécessité de renforcer leur coopération », notamment en matière de gouvernance minière, de traçabilité des ressources et de développement des compétences locales.

Les travaux des deux délégations ont débouché sur l’élaboration d’une feuille de route opérationnelle, appelée à se traduire par la formalisation d’un cadre d’échanges institutionnels. Celui-ci devra accompagner la professionnalisation de la filière extractive ivoirienne, renforcer le contenu local et ancrer davantage la création de valeur sur le territoire national.
Confirmant l’ouverture prochaine de négociations techniques en vue de la signature d’un protocole d’accord, le ministre Sangafowa-Coulibaly a assuré qu’il poursuivrait les discussions avec son homologue botswanaise afin de faire aboutir ce dossier dans les meilleurs délais.
(AIP)
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