Abidjan, 19 fév 2026 (AIP)- Le ministère des Mines, du Pétrole et de l’Énergie, en collaboration avec le ministère du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, a annoncé le jeudi 19 février 2026, le lancement de la phase de contrôle des étiquetages sur les lampes électriques, climatiseurs et réfrigérateurs sur l’ensemble du territoire ivoirien, conformément à l’application de l’arrêté interministériel n°140.
Lors d’une rencontre avec les importateurs de ces appareils, le directeur de la Maîtrise de l’Énergie, représentant le directeur général de l’Énergie, Gnigbognima Siriki, a précisé que le périmètre de ces contrôles porte sur plusieurs points essentiels.
« Il s’agit tout d’abord de vérifier la présence des étiquettes énergétiques sur les produits exposés dans vos points de vente, que ce soit dans vos showrooms ou vos magasins », a-t-il indiqué.
M. Gnigbognima a souligné que ces inspections concerneront également la conformité des étiquettes lisibilité, format, informations obligatoires, la cohérence entre les données figurant sur l’étiquette et les rapports de tests d’efficacité énergétique des appareils, ainsi que la fiabilité de ces rapports.
Le directeur de la Maîtrise de l’Énergie a rappelé aux opérateurs économiques leur obligation de se conformer à la réglementation en matière d’étiquetage : chaque équipement mis en vente doit disposer de son étiquette énergétique, celle-ci doit être visible par le consommateur et les équipes commerciales doivent être en mesure d’en expliquer le contenu, avec, si nécessaire, un accompagnement technique fourni par les autorités.
Il a également insisté sur le fait que le marché doit reposer sur la qualité et la performance des équipements, et que le respect de l’Arrêté interministériel n°140 est indispensable pour prévenir toute distorsion et protéger les opérateurs vertueux.
« L’étiquetage énergétique constitue une avancée majeure pour protéger le consommateur, réduire la facture d’électricité, améliorer la qualité du parc d’équipements et soutenir nos objectifs nationaux de transition énergétique », a précisé Gnigbognima Siriki.
Le directeur de la Métrologie, de la Répression des Fraudes et du Contrôle de la Qualité à la direction générale du Commerce intérieur, Yapi Georges, a invité les importateurs et distributeurs à considérer cette phase de contrôle comme une étape normale de maturation du marché, tout en précisant que l’État restera dans une logique de dialogue mais assumera pleinement sa mission de régulation.
Cette opération s’inscrit dans la continuité de plusieurs échanges avec les importateurs depuis novembre 2021, visant à présenter l’arrêté, former aux procédures d’étiquetage énergétique, sensibiliser à la transmission des rapports de tests et ajuster le calendrier des contrôles pour une mise en œuvre progressive et concertée.
(AIP)
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