Abidjan, 20 fév 2026 (AIP) – Le directeur général de RH Consulting, Guillaume Kani, a plaidé, jeudi 19 février 2026, pour une meilleure appropriation de l’audit social par les entreprises et les institutions publiques, lors de la deuxièmes édition des Journées de l’audit social organisées à Abidjan.
Selon le promoteur de l’événement, Guillaume Cailly, ces journées visent à valoriser le métier et à promouvoir l’audit social comme un outil stratégique de gouvernance.
« Pour le profane, l’audit social, c’est l’évaluation des bonnes pratiques de gestion de l’homme dans l’entreprise », a-t-il expliqué, soulignant que la performance financière ne saurait suffire sans une gestion cohérente et conforme des ressources humaines.
Quatre principaux thèmes ont structuré les travaux : le télétravail, le rôle stratégique de la fonction RH, l’apport de l’intelligence artificielle dans l’audit social et la conformité sociale dans les pratiques RH. Les échanges ont réuni 45 participants issus du monde académique et professionnel.
Parmi les intervenants figuraient Jean-Marie Peretti, qui a développé la thématique du télétravail, ainsi que plusieurs chercheurs et praticiens venus partager leur expertise.
Les organisateurs attendent de ces assises une appropriation effective de l’audit social par les directeurs des ressources humaines et les directions générales, afin d’améliorer l’image employeur, la conformité sociale et la visibilité des pratiques au sein des institutions.
Intervenant sur la fracture numérique, Alexandre Guillard, directeur associé de la Chaire ESSEC du changement et membre de l’Institut de l’audit social en charge de la recherche et développement, a mis en lumière les inégalités d’accès aux outils numériques et le déficit de compétences digitales, aussi bien en France qu’en Côte d’Ivoire.
Il a alerté sur le paradoxe du digital, marqué par une hyperconnexion croissante mais aussi par un sentiment accru d’isolement. Selon lui, cette situation peut engendrer des risques psychosociaux, des difficultés de recrutement et une perte de cohésion au sein des organisations.
« Il faut se remettre d’accord sur les moments où le présentiel est essentiel », a-t-il recommandé.
Au terme des échanges, les participants ont souligné la nécessité pour les pouvoirs publics et les entreprises d’intégrer pleinement l’audit social et les enjeux numériques dans leurs stratégies, afin de renforcer la performance, la cohésion et la compétitivité des organisations.
(AIP)
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