Niakara, 22 fév 2026 (AIP) – Les périodes concomitantes du Ramadan et du Carême 2026 entraînent un ralentissement notable des activités dans les maquis, débits de boissons et restaurants-bars à Niakara, Tafiré et Tortiya, dans la région du Hambol (centre-nord ivoirien), a constaté l’AIP.
Depuis le 18 février 2026, date marquant le début du jeûne musulman du Ramadan et du temps de pénitence chrétienne du Carême, les professionnels du secteur observent une nette diminution de leur clientèle.
«Les clients se font rares en cette période de jeûne des musulmans et des chrétiens », a confié Sister Mona (21 ans), serveuse dans un débit de boissons au quartier Château de Niakara.
Dans le secteur de Tafiré, le gérant d’un établissement habituellement très fréquenté fait état d’une chute drastique de ses recettes journalières depuis le 17 février.
« Nous enregistrions en moyenne 35 000 FCFA les jours ordinaires et jusqu’à 60 000 FCFA les week-ends. Aujourd’hui, nous peinons à atteindre 15 000 FCFA », déplore Georges Koné (29 ans), gérant d’un maquis à la SUCAF-Extension, dans la sous-préfecture de Badikaha.
Cette contraction de l’activité économique s’explique par le contexte spirituel marqué par la pénitence, la dévotion, la prévention contre les excès et l’intensification des prières. Durant ces périodes, de nombreux fidèles réduisent leurs sorties nocturnes et leurs dépenses liées aux loisirs, privilégiant les rassemblements religieux et la sobriété.
Si ce ralentissement conjoncturel affecte temporairement les recettes des acteurs du secteur informel de la restauration et des débits de boissons, il traduit également l’importance socioculturelle et spirituelle accordée à ces temps forts religieux dans les communautés locales.
(AIP)
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