Abidjan, 23 fev 2026 (AIP) – La crise du cacao est en train de connaître son épilogue et la filière qui avait été secouée ces dernières semaines par l’accumulation de stocks de fèves dans les villages et magasins d’acheteurs, retrouve son calme et sa sérénité, à la faveur d’un rapprochement entre le Conseil du café-cacao, les syndicats et l’Organisation interprofessionnelle agricole (OIA).
En effet, la semaine dernière, des rencontres ont eu lieu entre le régulateur, les syndicats et l’OIA qui ont abouti à la possibilité d’un abandon de la plainte contre les syndicats. Cette décision a eu pour conséquence de ramener le calme et restaurer la fraternité dans une filière où les mots et les déclarations non maitrisées ont des conséquences néfastes sur les cours mondiaux du cacao, la Côte d’Ivoire étant le premier producteur mondial de l’or brun, ingrédient essentiel dans la fabrication du chocolat.
Après cette paix des braves et le retour du dialogue entre acteurs de la filière, les achats de cacao par les exportateurs ont repris en brousse et les multinationales, jusqu’ici hésitantes, ont recommencé à acheter des contrats de déblocages (d’exportation).
Alors que la Côte d’Ivoire peinait à vendre son cacao de la récolte intermédiaire à venir (avril à septembre) depuis des mois, en quelques jours, les multinationales qui disposent d’usines de transformation dans le pays, ont acheté des volumes de fèves de cacao auprès du régulateur avec qui ils poursuivent les négociations commerciales qui devraient aboutir à une augmentation des volumes de déblocage.
Ces achats de fèves de cacao ont été possibles grâce à des consultations discrètes mais efficaces entre le Conseil du café-cacao et les transformateurs.
Le Conseil du café-cacao et tous les autres acteurs de la chaîne de valeur du secteur cacao travaillent ensemble, main dans la main, pour offrir aux producteurs ivoiriens de café-cacao une juste rémunération pour leur labeur, conformément aux vœux et aux engagements du président Alassane Ouattara qui a fait de la défense du monde paysan et agricole l’une de ses priorités et le cœur de sa politique économique et sociale.
L’OIA qui joue aujourd’hui un rôle essentiel dans le programme de rachat du stock résiduel encore détenu par les producteurs et les coopératives, contribue à l’accélération des achats et des déchargements du stock résiduel.
En effet, grâce a l’OIA, l’achat du stock résiduel devrait être faciliter et les flux de déchargements devraient s’accélérer dans les semaines à venir, avant le début de la campagne intermédiaire qui s’ouvrira le 1er avril.
Cette campagne intermédiaire interviendra dans un contexte mondial marqué par l’effondrement des cours mondiaux du cacao qui ont perdu plus de 50% de leur valeur depuis janvier 2026.
La baisse du prix du cacao est consécutive à la chute de la consommation mondiale de chocolat qui a ralenti la demande mondiale de cacao dont la Côte d’Ivoire est le premier producteur, exportateur et transformateur mondial.
En dépit de ces moments difficiles que traversent le secteur cacao, nul doute que le président Alassane Ouattara se tiendra, comme à son habitude, aux côtés des producteurs et veillera à ce qu’ils bénéficient des meilleurs prix même dans un contexte économique morose.
(AIP)
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