Guiglo, 23 fév 2026 (AIP) – Le sous-préfet de Kaadé, Binaté Mariam, épouse Yéo, a magnifié, samedi 21 février 2026, l’initiative culturelle et culinaire de l’Union des filles et épouses de Niouldé (UFEN), qui a renouvelé l’expérience en organisant la deuxième édition du concours culinaire Pôhô-Gnroun, en collaboration avec la mutuelle de développement du village, une activité mettant à l’honneur l’art culinaire et culturel Wê.
Mme Yéo a affirmé que ce concours, porté avec dynamisme par l’UFEN, mérite d’être encouragé, félicitant les filles et épouses de Niouldé, localité située dans la sous-préfecture de Kaadé, département de Guiglo, pour leur engagement constant en faveur de la valorisation du patrimoine culturel et gastronomique local.
Selon elle, à travers ce festival, les initiatrices démontrent que la cuisine traditionnelle n’est pas seulement un savoir-faire, mais aussi un puissant vecteur de cohésion sociale, de transmission intergénérationnelle et de développement local.
L’administrateur civil a souligné que la gastronomie occupe une place essentielle dans l’identité des peuples, en ce qu’elle raconte leurs histoires, leurs valeurs et leurs modes de vie.
« En mettant en valeur le Pôhô-Gnroun, vous contribuez à préserver une richesse culturelle inestimable et à promouvoir les talents locaux, notamment ceux des femmes et des jeunes filles », a-t-elle déclaré, mettant également en exergue les opportunités économiques générées par la valorisation des produits et du savoir-faire locaux.
Elle a indiqué que la mobilisation des femmes illustre leur rôle déterminant dans le développement communautaire. En organisant ce festival, ces femmes renforcent non seulement les liens sociaux, mais offrent aussi un espace d’expression, d’apprentissage et de leadership féminin. Elle les a encouragées à pérenniser cette initiative, à la faire grandir et à en faire un rendez-vous culturel incontournable de la localité, voire de toute la région du Cavally.
Le groupe Tambahi, signifiant « Les femmes qui aiment le feu » de Niouldé, s’est distingué lors de ce concours culinaire en préparant 75 plats composés de différents mets locaux, tous accompagnés d’une sauce à base de feuilles de manioc, sans ajout d’assaisonnements industriels tels que les cubes exhausteurs de goût couramment utilisés.
Le second groupe en lice, Kouya Ningbao, entendez « Les femmes toujours à côté du feu », venu du village de Guézon, a réalisé 25 plats différents, également servis avec une sauce aux feuilles de manioc sans assaisonnement moderne, dans le temps imparti.
(AIP)
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