Abidjan, 23 fév 2026 (AIP)- Plus de 200 prisonniers “politiques” au Venezuela qui récusent la faible portée de la récente loi d’amnistie participent depuis, dimanche 22 février 2026, à une grève de la faim ayant débuté le vendredi 21 février à la prison de Rodeo I, en périphérie de Caracas, rapporte des médias internationaux.
Au total 214 personnes se sont déclarées en grève de la faim, ce dimanche, après la libération de 80 autres la veille dans le cadre d’une vaste loi d’amnistie.
“Ils ont décidé d’entamer une grève de la faim vendredi, suite aux résultats de la loi d’amnistie, qui ne bénéficie pas à la grande majorité d’entre eux”, a expliqué de son côté Shakira Ibarreto, fille d’un policier arrêté en 2024.
La justice vénézuélienne a accordé la liberté à 402 prisonniers politiques à la suite de l’adoption d’une loi d’amnistie. Quatre-vingt d’entre eux ont été libérés samedi 21 février et 23, dont un cadre du parti de l’opposante et lauréate du prix Nobel de la paix Maria Corina Machado, dimanche 22 février.
Votée et promulguée le 20 février, cette loi d’amnistie relève la source, avait été promise, sous la pression des États-Unis, par la présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodriguez.
La présidente par intérim du Venezuela a amorcé une normalisation des relations avec Washington, rompues depuis 2019, depuis qu’elle a pris les rênes du pouvoir après la capture du président Nicolas Maduro au cours d’une opération militaire américaine le 3 janvier.
(AIP)
cz/cmas

