Abidjan, 24 fév 2026 (AIP)- La Côte d’Ivoire ambitionne de devenir la locomotive de la 2e transformation du caoutchouc naturel au niveau régional, au-delà du statut de grand producteur mondial, a déclaré le président de l’Association des usiniers et producteurs de caoutchouc naturel, Lamine Sanogo, lundi 23 février 2026 à l’occasion de la 62ᵉ édition du Salon international de l’agriculture (SIA) qui se déroule au parc des expositions de la Porte de Versailles, à Paris (France).
D’après une note d’information transmise à l’AIP, la mise en œuvre de cette vision nécessite des investissements lourds en équipements, en technologies et en formation de compétences spécialisées. À cet effet, l’AUPCN attend des plus hautes autorités, la consolidation d’un cadre réglementaire attractif, stable et sécurisant, favorable à l’investissement industriel.
Pour l’Association, la seconde transformation ne pourra se développer durablement sans un partenariat stratégique fort entre l’État et le secteur privé.
Selon le président de l’AUPCN, l’enjeu central réside dans l’accélération de la seconde transformation. “Si la première transformation est solidement implantée à travers les unités industrielles nationales, la seconde transformation (fabrication de produits finis ou semi-finis à base de caoutchouc) demeure encore insuffisamment développée au regard du potentiel disponible”, a ajouté M. Sanogo.
Ainsi, l’objectif de l’Association des usiniers et producteurs de caoutchouc naturel est de capter localement une part plus importante de la valeur générée par les volumes produits, renforcer l’industrialisation du pays et améliorer durablement les retombées économiques pour l’ensemble des acteurs de la chaîne de valeur.
Avec une production annuelle avoisinant deux millions de tonnes, la Côte d’Ivoire se positionne comme le troisième producteur mondial de caoutchouc naturel. Ce rang impose aujourd’hui une évolution du modèle économique, fondée sur la création de valeur ajoutée locale, selon le président de l’AUPCN.
M. Sanogo a salué l’intérêt manifeste des visiteurs, partenaires techniques et investisseurs pour l’activité des usiniers ivoiriens. Les échanges ont particulièrement porté sur les capacités industrielles nationales, les défis liés à la compétitivité, à l’énergie, au financement et à la logistique, ainsi que sur la contribution majeure des usiniers à la structuration de la filière, à la création d’emplois et à la valorisation locale du caoutchouc naturel.
La participation de l’AUPCN au SIA 2026 confirme la volonté des usiniers ivoiriens d’inscrire la filière hévéa dans une dynamique d’industrialisation plu poussée. L’AUPCN réaffirme ainsi son engagement à travailler avec l’ensemble des parties prenantes pour faire de la seconde transformation un levier majeur de compétitivité, de création d’emplois et de développement économique durable.
(AIP)
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