Abidjan, 25 fév 2026 (AIP) – Un atelier de renforcement des capacités des enseignantes en couture s’est ouvert mardi 24 février 2026 à Abidjan, en vue d’améliorer la qualité de la formation dispensée dans les Institutions de formation et d’éducation féminine (IFEF) et de favoriser l’insertion socioprofessionnelle des jeunes filles.
Cette initiative s’inscrit dans la dynamique de modernisation des IFEF, structures étatiques chargées de former les femmes et les jeunes filles déscolarisées à des métiers tels que la couture et la pâtisserie, afin de faciliter leur autonomisation économique.
Selon la directrice des IFEF du ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfant (MFFE), Josiane Bessi, la réforme en cours met un accent particulier sur le renforcement du capital humain. Elle a expliqué que cette réforme recommande un renforcement optimal des capacités en commençant par les formateurs, estimant qu’il est essentiel de doter celles qui transmettent le savoir de compétences techniques actualisées. Elle a souligné que la qualité de la formation constitue une priorité et que le capital humain doit être consolidé pour répondre aux exigences actuelles du marché de l’emploi.
Après deux premières sessions organisées à Bondoukou et à Aboisso, la troisième se tient dans le département du Sud-Comoé, avec la participation d’enseignantes issues notamment des IFEF de Port-Bouët, Marcory (Anoumabo et Marcory-Marché), Treichville, Bonoua, Grand-Bassam, Adiaké et Mossou.

Prévue du 24 février au 5 mars, de 8h à 16h, la formation porte sur plusieurs modules techniques, notamment le tracé des patrons de base (corsage enfant et adulte, jupe adulte), les techniques de transformation des modèles, la coupe, l’assemblage ainsi que la confection d’une robe fillette et d’un ensemble adulte. Elle vise également à préparer efficacement les auditrices à l’obtention du Certificat de qualification professionnelle (CQP), désormais intégré dans le processus de réforme.
La directrice de l’Institution de formation et d’éducation féminine (IFEF) de Port-Bouët, Bilé née N’guessan Bony Colette, s’est félicitée du choix porté sur son établissement pour accueillir cette session. Elle a relevé que, face aux nouvelles réalités du terrain et à la concurrence sur le marché, une formation de qualité est indispensable pour rendre les bénéficiaires plus compétitives.
Pour elle, le résultat attendu est un renforcement effectif des capacités des maîtresses en vue d’améliorer leur qualification et, par ricochet, d’impacter positivement les jeunes filles encadrées dans les IFEF.
De son côté, Kouadio Sonia, enseignante à l’IFEF de Bonoua, a salué une formation opportune, estimant qu’elle lui permettra de mieux accompagner ses auditrices vers la vie active. Elle a indiqué qu’un approfondissement des compétences était nécessaire afin de pouvoir transmettre des acquis plus solides aux filles en formation.
À travers cet atelier, le ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfant entend consolider la réforme des IFEF et garantir une formation technique adaptée aux réalités socioéconomiques, afin d’assurer une insertion durable des jeunes filles dans la vie active.
(AIP)
sbi/fmo