Abidjan, 26 fév 2026 (AIP) – La Fondation NSIA et l’organisation canadienne Catalyste + ont procédé, jeudi 26 février 2026, à la signature d’un partenariat stratégique à Abidjan-Cocody II Plateaux, en vue de promouvoir l’autonomisation économique des femmes et des jeunes en Côte d’Ivoire.
Ce protocole d’accord s’inscrit dans le cadre de la coopération entre la Côte d’Ivoire et le Canada et vise la mise en œuvre d’un programme d’assistance technique durable axé sur le renforcement des capacités institutionnelles, la structuration de projets d’autonomisation et l’amélioration des mécanismes de suivi-évaluation.
Le partenariat s’articule autour de six axes majeurs, notamment le renforcement des capacités et le partage d’expériences, l’appui aux chaînes de valeur agricoles, le développement d’infrastructures collectives, la mobilisation des ressources, ainsi que la capitalisation et la valorisation des impacts.
Dans cette dynamique, une étude de faisabilité technique et financière sera menée en vue de la création d’une unité semi-industrielle de transformation du manioc. Les produits ciblés comprennent l’attiéké, le gari, la farine panifiable et d’autres dérivés à forte valeur ajoutée.
Représentant l’Ambassade du Canada en Côte d’Ivoire, le conseiller et chef de la coopération, Amadou Kane, a salué un partenariat « aligné sur les priorités du Canada en Côte d’Ivoire », notamment en matière d’inclusion économique, de gouvernance et de résilience.
Il a souligné que cette initiative s’inscrit dans la stratégie canadienne pour l’Afrique, qui met l’accent sur l’inclusion, le commerce durable, la résilience climatique et la création d’opportunités pour les femmes et les jeunes.
« En investissant dans l’autonomisation économique des femmes et des jeunes, nous contribuons non seulement au développement économique, mais aussi à la stabilité et à la résilience », a-t-il déclaré, réaffirmant l’engagement du Canada à accompagner des initiatives à fort impact social.

Le président du Conseil d’administration de la Fondation NSIA, Amadou Kane, a pour sa part insisté sur la cohérence du projet avec les priorités statutaires de l’institution, qui accorde une place centrale à la promotion des femmes et des jeunes filles.
Il a salué une approche concrète touchant des secteurs stratégiques pour la Côte d’Ivoire, notamment l’agriculture, la forêt et, à terme, les mines.
« C’est un défi supplémentaire que nous allons relever ensemble au profit des populations les plus vulnérables », a-t-il affirmé, exprimant sa conviction quant aux retombées positives du projet.
De son côté, la gestionnaire de programme Afrique à Catalyst Plus, Natalia Daza, a rappelé que son organisation, forte de plus de 50 ans d’expertise en développement économique international et présente dans plus de 25 pays, œuvre au renforcement des économies locales par l’assistance technique et le déploiement d’experts.
Présente en Côte d’Ivoire depuis plus de 30 ans, Catalyst Plus met en œuvre depuis 2020 un programme de huit ans destiné à accélérer l’autonomisation des femmes dans plusieurs secteurs de l’économie.
À travers ce partenariat, les deux institutions entendent mutualiser leurs expertises afin de générer des résultats tangibles, renforcer les capacités locales et offrir des opportunités économiques durables aux femmes et aux jeunes ivoiriens.
(AIP)
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