Abidjan, 26 fév 2026 (AIP) –L’International Women’s Initiative (OIWI) a officiellement lancé, jeudi 26 février 2026 à Abidjan, ses activités en appelant à une mobilisation accrue des acteurs institutionnels, techniques et financiers pour lutter contre les inégalités de genre à travers l’autonomisation économique, sociale et éducative des femmes et des jeunes filles.
Créée en mars 2021, l’ONG OIWI entend faire de la défense des droits des femmes et des jeunes filles, ainsi que de leur autonomisation économique, le cœur de son action. Selon sa présidente, Francine Guéi, l’autonomisation « n’est pas un simple mot, mais un processus global qui intègre l’éducation, la santé, la formation et l’accompagnement, pour un développement économique et social durable pour un développement durable ».
Dans un contexte où, selon les données du MICS 2016, environ 36,7 % des femmes ivoiriennes âgées de 15 à 49 ans ont subi une mutilation génitale féminine, l’OIWI ambitionne de renforcer la lutte contre l’excision et les violences basées sur le genre.
L’organisation mène déjà des campagnes de sensibilisation contre ces pratiques et des actions humanitaires, notamment en faveur des femmes détenues à la prison de Grand-Bassam.
Au-delà du plaidoyer, l’ONG développe des programmes de formation en emballage et conditionnement des produits, en digitalisation et en alphabétisation, afin d’améliorer la compétitivité des femmes sur le marché et leur accès aux outils numériques.

« Nos priorités pour 2026 incluent la sensibilisation aux violences basées sur le genre, la formation en digitalisation, l’alphabétisation des femmes, le mentorat et l’accompagnement entrepreneurial, la mise en place d’activités génératrices de revenus. Nous prévoyons des campagnes de sensibilisation à l’occasion du 8 mars, Journée internationale des droits des femmes. Nous voulons accompagner les programmes gouvernementaux et contribuer au développement durable. Le développement durable ne peut être effectif sans l’autonomisation des femmes et des jeunes filles », a-précisé Mme Guéi.
Les partenaires présents ont salué l’initiative. La représentante de la BOA Côte d’Ivoire, Kouassi Aurore a réaffirmé l’engagement de son institution en faveur de l’inclusion économique des femmes et indiqué que les propositions de collaboration seront examinées par la direction.
À travers ce lancement, l’OIWI souhaite mobiliser les ministères, agences internationales, institutions financières et entreprises privées autour d’une vision commune « bâtir une société plus inclusive, respectueuse des droits fondamentaux des femmes et des jeunes filles, pour un développement durable en Côte d’Ivoire », a conclu la président Francine Guéi.
(AIP)
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