Divo, 27 fév 2026 (AIP) – La direction régionale de l’Education nationale, de l’Alphabétisation, et de l’Enseignement technique (DRENAET), en collaboration avec la Direction régionale de la Fonction publique et de la Modernisation de l’administration, et l’appui de la préfecture de région du Lôh-Djiboua, a organisé, à Divo, une session de renforcement de capacité des instituteurs de la région sur la discipline dans l’administration publique, afin de les amener à adopter les attitudes qui leur éviteront des sanctions disciplinaires.
Les instituteurs de la DRENAET du Lôh-Djiboua sont venus nombreux des différentes localités de la région, mercredi 25 février, au foyer du lycée moderne 1 de Divo, suivre la session de formation sur « La discipline dans l’administration publique », animée par le chef d’antenne de la Fonction publique de Divo, Anin Olivier, en présence de la directrice régionale de l’Education nationale, de l’Alphabétisation, et de l’Enseignement technique, Konan Jeanne, et ses collaborateurs.
M. Anin a indiqué que l’administration publique est régie par des textes que le fonctionnaire est appelé à respecter pour le bon fonctionnement du service. Selon lui, les sanctions disciplinaires sont la conséquence du non-respect de ces textes, qui puisent leur source dans le décret du 20 décembre 2023 relatif aux attributions, à la composition, l’organisation et le fonctionnement du conseil de discipline de la Fonction publique.

Les apprenants ont été instruits sur les fautes qui exposent le fonctionnaire à des sanctions disciplinaires, les différentes sanctions disciplinaires, la procédure disciplinaire, les voies de recours, et le retrait des sanctions disciplinaires. M. Anin a relevé qu’en 2023 et 2024, un total de 753 fonctionnaires a été traduit en conseil de discipline et 311 d’entre eux ont été sanctionnés.
Les sanctions, a-t-on noté, sont principalement liées à l’absentéisme et aux retards répétés, à l’insoumission hiérarchique et l’indiscipline, à la participation à des grèves jugées illégales, à la négligence professionnelle grave, à la violation de secret professionnel et un comportement portant atteinte à l’éthique. Selon les statistiques, les premières causes de sanctions disciplinaires sont l’absentéisme et les retards répétés, soit un taux de 40% des sanctions disciplinaires, et en second, le non-respect de la hiérarchie avec 25%. La graduation des sanctions évolue de l’avertissement à la révocation, avec la prise en compte du blâme, l’exclusion temporaire, la rétrogradation.
Le formateur a recommandé aux apprenants, pour s’assurer de participer au fonctionnement d’une administration de qualité, d’être certain qu’ils veillent au « respect des exigences légales et réglementaires, à la satisfaction de l’usager client, et à la protection des générations futures ».
La responsable de la DRENAET, Konan Jeanne, a remercié la direction régionale de la Fonction publique pour cette mise niveau des instituteurs de la région. Elle a relevé qu’elle a pris l’initiative de cette formation en raison de comportements déviants, constatés au niveau de cette corporation, notamment « la défiance à l’autorité, l’absentéisme, le manque d’assiduité, de ponctualité et autres ».
Mme Konan a noté que des fautes ont pu être commises par ignorance, mais après cette formation, les concernés n’auront pas cette excuse, donc s’exposeront aux sanctions si ces fautes se répètent. Plus de 400 instituteurs ont pris part à la formation.
(AIP)
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