Abidjan, 01 mars 2026 ( AIP)-La France a exhorté samedi 28 février 2026, à une désescalade immédiate au Moyen-Orient et à la relance des négociations sur le programme nucléaire iranien, lors d’une réunion d’urgence du Conseil de sécurité des Nations unies consacrée à la situation en Iran, a rapporté l’Agence de Presse turque Anadolu.
S’exprimant devant les 15 membres de l’organe exécutif de l’ONU, le représentant français a mis en garde contre un risque d’embrasement régional, évoquant les menaces croissantes pesant sur la stabilité du Proche et du Moyen-Orient ainsi que sur la paix et la sécurité internationales.
Paris a annoncé avoir engagé la procédure dite de « snapback », prévue par la Résolution 2231 adoptée en 2015, qui entérine l’accord sur le nucléaire iranien et prévoit le rétablissement automatique des sanctions internationales en cas de manquement aux obligations souscrites par Téhéran.
Les autorités françaises estiment que l’Iran ne respecte pas pleinement ses engagements dans le cadre du Plan d’action global commun (JCPOA).
La délégation française a appelé les autorités iraniennes à s’engager « de bonne foi » dans des négociations élargies couvrant les volets nucléaire et balistique, ainsi que les activités régionales de l’Iran au Moyen-Orient.
Paris a également réaffirmé son attachement au respect du droit international, en particulier au principe de souveraineté des États et à l’interdiction du recours à la force, sauf dans les cas prévus par la Charte des Nations unies, notamment la légitime défense ou sur autorisation expresse du Conseil de sécurité.
Insistant sur l’urgence d’une solution diplomatique durable, la France a estimé que seule la négociation permettra d’éviter une aggravation du conflit. Elle a plaidé pour la relance des discussions sous l’égide de la communauté internationale et rappelé le rôle central de l’Agence internationale de l’énergie atomique dans le contrôle des activités nucléaires iraniennes.
Au-delà des enjeux sécuritaires, la France a mis en garde contre les répercussions économiques d’une escalade, notamment sur les marchés énergétiques et les échanges commerciaux internationaux, dans un contexte de tensions accrues dans le Détroit d’Ormuz, passage stratégique pour une part significative des exportations mondiales de pétrole.
Paris a enfin indiqué suivre avec la plus grande vigilance la situation de ses ressortissants et de ses représentations diplomatiques dans la région, rappelant que leur sécurité constitue une priorité.
Cette réunion du Conseil de sécurité intervient alors que les affrontements impliquant Israël, les États-Unis et l’Iran s’intensifient, ravivant les divisions entre grandes puissances au sein de l’organe onusien chargé du maintien de la paix et de la sécurité internationales.
( AIP)
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