Lutte contre le blanchiment en Afrique de l’Ouest : le Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest mobilise la jeunesse universitaire à Abidjan
Abidjan, 1er mars 2026 (AIP) – Le Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest (GIABA) a organisé samedi 28 février 2026, à l’Université Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan, la 6ᵉ édition du concours interuniversitaire d’art oratoire sur l’impact du blanchiment de capitaux et du financement du terrorisme (BC/FT) sur les économies ouest-africaines.
Placée sous le thème « L’impact du blanchiment de capitaux et du financement du terrorisme sur les économies ouest-africaines », cette compétition vise à sensibiliser la jeunesse et à renforcer la recherche universitaire sur les dispositifs de lutte contre le BC/FT.
Représentant le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Pr Arsène Kobéa, a souligné que « si on ne sensibilise pas la jeunesse, qui est notre avenir, dans ces questions qui portent atteinte à l’intégrité financière de nos pays, nous sommes voués à échouer »
. Il a rappelé que la Côte d’Ivoire, « déjà engagée dans d’importantes réformes pour assainir son système financier », doit miser sur « la proactivité et l’anticipation de sa jeunesse ».
De son côté, la représentante résidente par intérim de la CEDEAO en Côte d’Ivoire, Fathma Diarre Mahan a précisé que le GIABA « intervient dans tous les pays de la communauté pour faire de la lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme une réalité auprès de notre population ».
Six candidats issus du Bénin, du Cap Vert, de la Côte d’Ivoire, de la Guinée, de la Guinée-Bissau et du Togo ont compétu sur plusieurs sous-thèmes liés aux conséquences du BC/FT sur le développement économique et au rôle de la jeunesse dans la prévention.

À l’issue des délibérations, le Bénin a remporté le premier prix, suivi de la Côte d’Ivoire (2ᵉ) et du Cap Vert (3ᵉ). Le Togo, la Guinée-Bissau et la Guinée occupent respectivement les 4ᵉ, 5ᵉ et 6ᵉ rangs. Les lauréats ont reçu des trophées, ordinateurs portables et récompenses financières, le premier prix étant doté de 1 000 dollars américains.
Cette édition s’inscrit dans la dynamique de sensibilisation et de mobilisation des jeunes initiée par le GIABA depuis 2013.
Face aux menaces croissantes que représentent le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme pour la stabilité financière, la gouvernance et le développement durable des États membres, le GIABA considère la jeunesse comme un acteur stratégique dans la prévention et la lutte contre ces phénomènes.
Créé en 2000 par la CEDEAO, l’institution entend, à travers cette initiative, constituer un vivier d’universitaires engagés dans la lutte contre la criminalité financière en Afrique de l’Ouest.
(AIP)
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