mercredi, mars 4

Abidjan, 04 mars 2026 (AIP) – La fédération nationale des sourds de Côte d’Ivoire (FENASOCI) a plaidé, mardi 3 mars 2026, à l’occasion de la journée mondiale de l’audition, pour une reconnaissance officielle de la langue des signes de Côte d’Ivoire (LSCI) afin de garantir une pleine citoyenneté aux personnes sourdes.

Dans une déclaration officielle transmise à l’AIP, la FENASOCI a souligné qu’il est impératif de recentrer le débat sur les droits, l’égalité et l’inclusion, bien que cette journée soit abordée traditionnellement abordée l’angle médical.

« Les droits liés à la langue des signes sont des droits humains », a rappelé l’organisation, précisant que les obstacles majeurs rencontrés par les personnes sourdes ne sont pas dus à leur handicap, mais au manque de reconnaissance de leur mode de communication.

Selon la fédération, ces barrières entravent l’accès des sourds à plusieurs secteurs clés à savoir l’accès à une éducation de qualité, l’emploi et l’autonomie économique, l’accès à la justice et aux services de santé, la participation citoyenne et démocratique.

Pour remédier à cette situation, la FENASOCI appelle le gouvernement ivoirien au renforcement des politiques publiques inclusives. Elle préconise notamment la formation et la certification des interprètes en langue des signes, ainsi que la garantie d’un accès équitable à l’information et aux services publics.

L’organisation invite l’ensemble de la société civile, les médias et les institutions à s’engager concrètement pour une Côte d’Ivoire où les personnes sourdes peuvent « signer partout, participer pleinement et vivre dans la dignité ».

Créée officiellement en 1991, la FENASOCI œuvre pour la reconnaissance de l’identité et de la culture des personnes sourdes en Côte d’Ivoire.

(AIP)

kkf

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