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Abidjan, 04 mars 2026 (AIP)-Le directeur général du Conseil hévéa, palmier à huile et coco (CHPC), Edmond Fougnigué Coulibaly, a encouragé la diaspora à investir dans les filières hévéa et palmier à huile, lors de la 62ᵉ édition du Salon international de l’agriculture (SIA) de Paris, qui s’est tenue du 21 février au 1ᵉʳ mars 2026 au parc des expositions de la porte de Versailles.

M. Coulibaly a souligné l’importance pour les investisseurs, notamment issus de la diaspora, d’adopter un modèle structuré. Il a recommandé la création d’entités sociétaires capables de mobiliser les ressources humaines et techniques nécessaires au suivi rigoureux des exploitations agricoles.

À titre d’exemple, des entreprises telles que la Société de gestion de l’hévéa de Buyo (SOGB) ou la Société africaine de plantations d’hévéas (SAPH) disposent de structures organisationnelles solides, garantissant un encadrement efficace et une gestion optimisée.

Le directeur général a insisté auprès de ses compatriotes sur la nécessité de sécuriser l’emploi des jeunes et de leur offrir une protection sociale. Selon lui, une formation isolée ne suffit pas : elle doit s’accompagner d’un cadre structuré offrant sécurité sociale et garanties contractuelles.

«Lorsqu’un travailleur est recruté par une entreprise organisée, avec un contrat formel et une couverture d’assurance, son engagement et son comportement professionnel s’en trouvent positivement influencés », a-t-il suggéré.

M. Coulibaly a encouragé la diaspora à envisager des investissements réfléchis et durables, incluant également des cultures vivrières, afin de sécuriser les revenus et d’assurer la pérennité des exploitations.

Il a par ailleurs abordé la dynamique du marché de l’hévéa, soulignant que lorsque les coûts baissent, les opérateurs économiques en ressentent les répercussions. Le marché de l’hévéa étant coté, il reste soumis aux fluctuations internationales.

Cependant, la Côte d’Ivoire dispose aujourd’hui d’une capacité de transformation supérieure à la production disponible, ce qui constitue un avantage majeur. Le caoutchouc naturel, produit non périssable et entièrement transformé localement, permet au pays de proposer aux planteurs des prix souvent supérieurs à ceux du marché international.

Le directeur général du CHPC a rappelé que les filières cacao et hévéa diffèrent par leur organisation et leur fonctionnement, et il a encouragé les producteurs à maintenir la culture de l’hévéa sans abandonner celle du cacao, soulignant l’importance de la diversification agricole : « en cas de difficultés dans la filière cacao, l’hévéa peut constituer un soutien, et inversement ».

Edmond Coulibaly a précisé que le développement de l’hévéa ne se fait pas au détriment des forêts.

«On n’a pas dit qu’on va couper des forêts pour mettre de l’hévéa. Nous allons exploiter des terres marginales et replanter les vieilles plantations », a rassuré le directeur général du CHPC.

(AIP)

bsp/zaar

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