Par Philomène Kouamé, Envoyée spéciale à Nairobi
Nairobi, 05 mars 2026 (AIP) – Le directeur régional pour l’Afrique de Roche, Maturin Tchoumi, a plaidé pour une accélération de la recherche et du développement (R&D) axée sur les spécificités génétiques des populations locales, afin de garantir un système de santé pérenne sur le continent.
S’exprimant lors de l’ouverture de l’édition de l’« Africa Press Day » mercredi 04 à Nairobi au Kenya, M. Tchoumi a souligné que l’avenir de la médecine en Afrique repose sur une meilleure compréhension de la science de la génétique africaine. Cette approche devrait permettre, à terme, de fabriquer localement des médicaments adaptés au génome africain.
« Pour nous, investir dans la recherche et le développement en Afrique est un axe principal pour rendre le système pérenne avec ce que nous savons », a-t-il affirmé, précisant que cette stratégie vise à sortir des modèles standards pour proposer des solutions thérapeutiques de précision.
Pour concrétiser cette vision, le groupe pharmaceutique Roche a entrepris de renforcer ses collaborations avec le monde académique.
L’objectif affiché est de doter les universités africaines des compétences et des ressources nécessaires pour mener des activités de R&D de pointe.
« Nous nous concentrons à travailler avec certaines universités africaines pour les rendre plus à même de faire de la recherche et du développement », a ajouté le patron de Roche Africa.
Cette initiative s’inscrit dans une volonté globale de souveraineté sanitaire, permettant à l’Afrique de ne plus être une simple consommatrice de médicaments importés, mais une actrice majeure de l’innovation médicale mondiale.
La Journée de la presse africaine 2026 se tient du 4 au 5 mars à Nairobi et met l’accent sur la souveraineté sanitaire. Cette rencontre vise à débattre des principaux enjeux de santé publique et à mobiliser les médias africains autour de ces problématiques.
Organisée depuis trois ans, cette initiative a pour objectif de rassembler la presse africaine afin d’échanger sur les questions de santé. Selon les organisateurs, les débats sur ces sujets se tiennent traditionnellement entre cliniciens et, parfois, au sein d’associations de patients.
Toutefois, les médias jouent un rôle déterminant dans l’éducation des populations et dans la promotion d’une prise en charge précoce des maladies, grâce à leur fort pouvoir de sensibilisation.
L’édition 2026 de l’Africa Press Day a réuni des décideurs politiques, des représentants de patients, des économistes, des scientifiques, des innovateurs et des journalistes venus de tout le continent pour débattre des enjeux liés au financement et à l’investissement dans la santé en Afrique.
(AIP)
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