Côte d’Ivoire-AIP /L’assèchement de la retenue d’eau provoque pénurie et retour de la défécation à l’air libre à Niakara
Niakara, 5 mars 2026 (AIP) – L’assèchement de la retenue d’eau alimentant la ville de Niakara, dans la région du Hambol (centre-nord ivoirien), entraîne depuis près de deux mois une pénurie d’eau potable aux lourdes conséquences sanitaires, a constaté l’AIP, mercredi.
Dans plusieurs quartiers périphériques, notamment Résidentiel, Château, Dofangui et Kalêhê, les constructions inachevées, les broussailles et les abords de rues sont souillés par des déjections humaines. Cette situation alarme les riverains et les autorités locales, qui multiplient les appels à la préservation de la salubrité publique.
« Quand l’eau ne coule plus aux robinets et que le retour à la normale se fait attendre, certains habitants n’ont d’autre choix que de se soulager dans la nature », a déclaré Simplice Kouakou Yao, fonctionnaire en service à Niakara, soulignant les conséquences sociales et sanitaires de cette crise.
Selon la Société de distribution d’eau de Côte d’Ivoire (SODECI) et les autorités administratives, l’assèchement de la retenue qui alimente la station locale de traitement provoque la pénurie d’eau dans la ville. Outre la recrudescence de la défécation à l’air libre, la situation complique l’hygiène domestique, augmente les dépenses des ménages pour l’approvisionnement en eau et accentue les risques de maladies hydriques.
Pour atténuer la crise, l’Office national de l’eau potable (ONEP) assure un ravitaillement par camion-citerne selon un calendrier de passage, tandis que le raccordement de forages existants au château d’eau est envisagé. Néanmoins, les populations fondent l’essentiel de leurs espoirs sur la mise en œuvre du projet gouvernemental de connexion du barrage hydraulique de Kafiné, situé à 18 km au sud-ouest de Niakara, à la ville et aux localités environnantes.
(AIP)
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