vendredi, mars 6

Abidjan, 05 mars 2026 (AIP)-Le directeur général de la Fonction publique, Soro Gninagafol, a révélé, jeudi 05 mars 2026, que 707 admis aux concours de la Fonction publique, ont été épinglés entre 2022 et 2024 pour détention de diplômes frauduleux, à l’issue d’un processus rigoureux d’analyse et d’authentification des diplômes.

S’exprimant lors d’une conférence de presse intitulée, « Tout savoir sur les concours de la Fonction publique », consacrée notamment à la typologie des concours administratifs, au processus d’ouverture des concours et au bilan de la session 2025, M. Soro a expliqué que ces irrégularités ont été découvertes à la suite des vérifications approfondies menées sur les dossiers des candidats déclarés admis.

Selon lui, les contrôles effectués ont permis de relever plusieurs cas de diplômes non authentiques. En 2022, sur plus de 8 000 dossiers soumis à authentification et à analyse, 208 admis ont été épinglés pour faux diplômes. En 2023, sur 8 115 dossiers examinés, 380 cas de diplômes frauduleux ont été identifiés, tandis qu’en 2024, sur 532 dossiers contrôlés, 119 irrégularités ont été relevées.

Au total, ces opérations de vérification ont permis de mettre en évidence 707 cas de diplômes frauduleux sur une période de trois ans.

Le directeur général de la Fonction publique a précisé que ce travail d’authentification constitue une étape essentielle du processus de gestion des concours administratifs. Il a souligné que cette procédure peut parfois retarder l’affectation des candidats déclarés admis dans les différentes structures de l’administration publique. « Tant que ce processus n’est pas entièrement achevé, il ne peut y avoir d’affectation dans l’administration », a-t-il insisté.

Poursuivant ses explications, Soro Gninagafol a rappelé que l’ouverture des concours administratifs obéit à un processus structuré qui débute par les conférences internes des ministères techniques, au cours desquelles chaque département identifie et consolide ses besoins en ressources humaines.

Ces besoins sont ensuite examinés au niveau national lors de la Conférence de programmation des effectifs, instance chargée d’identifier les besoins réels de l’administration et de veiller à une répartition équilibrée des fonctionnaires sur l’ensemble du territoire.

Il a également indiqué que les besoins retenus font l’objet d’un arbitrage budgétaire afin d’évaluer leurs incidences financières et de garantir la maîtrise de la masse salariale de l’État. Une fois validés et budgétisés, ces besoins sont inscrits dans le catalogue des mesures nouvelles, document officiel annexé à la loi de finances qui traduit les postes budgétaires prévus par l’État.

Les concours programmés sont ouverts par des actes juridiques et administratifs, notamment des arrêtés et communiqués, qui informent les populations du lancement des concours et précisent les conditions requises pour y prendre part.

(AIP)

bsp/fmo

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