Abidjan, 11 mars 2026 (AIP)- Selon des documents transmis au Congrès par le Pentagone et révélés par le New York Times, les frappes menées par le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) contre le quartier général de la Cinquième flotte à Bahreïn ont causé des pertes matérielles estimées à 200 millions de dollars, a rapporté l’Agence de presse russe Tass.
Cette évaluation ne représente qu’une fraction de l’impact financier global subi par les forces américaines depuis le début de l’offensive le 28 février. Au Koweït, les images satellites de la base Ali al-Salem montrent la destruction d’au moins six structures de communications par satellite. Le remplacement et la remise en service de ces équipements de haute technologie devraient se chiffrer en centaines de millions de dollars supplémentaires.
Au-delà des infrastructures précises citées par le Pentagone, le coût opérationnel de la guerre dépasse les prévisions initiales. Des rapports indiquent que les États-Unis ont dépensé environ 779 millions de dollars pour la seule première journée de l’offensive.
En dix jours de conflit, la facture totale estimée atteindrait déjà 10,35 milliards de dollars, soit une moyenne dépassant le milliard de dollars par jour.
Ces dépenses massives incluent la consommation de munitions et d’intercepteurs de missiles sophistiqués, évaluée à 4 milliards de dollars en une semaine, ainsi que la perte d’équipements stratégiques comme un système radar d’alerte précoce au Qatar, estimé à 1,1 milliard de dollars. À cela s’ajoutent 282 millions de dollars pour la perte de trois avions de chasse et 15 millions de dollars de frais de fonctionnement quotidiens pour les groupes aéronavals déployés.
Alors que l’administration s’apprête à solliciter une rallonge budgétaire massive auprès du Congrès, ces chiffres soulignent la pression financière intense exercée par ce conflit sur le budget de la défense américaine.
(AIP)
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