Bouaflé, 15 mars 2026 (AIP)-Le directeur régional de la Femme, de la Famille et de l’Enfant de la Marahoué, Amadou Koffi Martin, a appelé les leaders communautaires à s’engager activement dans la protection des femmes et des jeunes filles, samedi 14 mars 2026 à N’Douffoukankro, (département de Bouaflé), lors de la célébration de la Journée internationale des droits de la femme (JIF), initialement prévue le 8 mars.
M. Koffi a indiqué que la commémoration de la JIF constitue non seulement un moment de réjouissance, mais aussi un cadre de réflexion sur la condition des femmes et les défis persistants en matière d’égalité et de justice sociale.
Placée sous le thème national, « Justice pour toutes : agissons pour les femmes et les filles de Côte d’Ivoire », cette édition se veut, selon lui, un appel à l’action. « Sans une justice équitable, accessible et protectrice, le développement que nous appelons de tous nos vœux restera inachevé », a-t-il souligné.
Amadou Koffi Martin a salué l’initiative du sous-préfet de N’Douffoukankro, Diomandé Mélaine Jacqueline, d’avoir associé sa direction à cette célébration. Il a estimé que l’organisation de la Journée internationale des droits de la femme dans cette localité rurale envoie un signal fort quant à l’importance de la promotion des droits des femmes, aussi bien en milieu urbain qu’en milieu rural.
Tout en reconnaissant les progrès réalisés par la Côte d’Ivoire en matière de promotion et de protection des droits des femmes, sous l’impulsion du Président Alassane Ouattara, M. Koffi a toutefois déploré la persistance de certaines réalités au niveau local, notamment les violences et abus dont sont victimes des femmes et des jeunes filles.
« Chaque violence commise constitue une atteinte à la dignité de la femme et une blessure pour notre cohésion sociale », a-t-il affirmé, estimant que la justice doit être une réalité concrète pour toutes les femmes, y compris celles vivant dans les localités rurales comme N’Douffoukankro.
Le directeur régional a, à cet effet, exhorté les chefs de villages, chefs de communautés et responsables de jeunesse à devenir des alliés et protecteurs des femmes et des jeunes filles, tout en les accompagnant dans leurs activités génératrices de revenus afin de renforcer leur autonomie économique.
Dans cette dynamique, il a annoncé la mise en œuvre par le ministère d’un vaste programme d’autonomisation des femmes dans 20 régions du pays, avec notamment la construction prochaine, à Bonon, d’une unité de stockage et de transformation des produits vivriers, dotée d’une crèche et d’une garderie, au profit des femmes de la région.
S’adressant aux responsables d’associations féminines, il les a exhortées à se mobiliser davantage, à encadrer leurs membres et à dénoncer les violences et abus afin de protéger les jeunes filles et renforcer la solidarité communautaire.
Cette célébration, organisée par le sous-préfet de N’Douffoukankro, a été marquée par un défilé, des sketches, des prestations artistiques et des danses, ainsi que par la remise de pagnes aux femmes par le sous-préfet. Elle a enregistré la présence des sous-préfets de Tibéita et de Pakouabo, de cadres, de directeurs régionaux et chefs de services, de guides religieux et traditionnels, ainsi que de nombreuses femmes venues des villages et campements environnants.
(AIP)
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