Abidjan, 17 mars 2026 ( AIP)-Le président iranien, Masoud Pezeshkian, a affirmé que son pays « ne se soumettra pas aux intimidateurs » et continuera de se défendre face à « l’invasion », à l’issue d’un entretien téléphonique avec son homologue français, Emmanuel Macron, dans un contexte de forte escalade régionale, a rapporté l’agence de presse turque Anadolu.
Dans une déclaration publiée lundi 16 mars 2026 sur la plateforme X, Masoud Pezeshkian a assuré que l’Iran n’a pas commencé cette guerre atroce. « Se défendre contre une invasion est un droit naturel, dans lequel nous excellons », a-t-il ajouté.
Le président Masoud a également exigé l’arrêt de « l’utilisation des bases américaines contre l’Iran dans la région », estimant que ces opérations visent à perturber les relations de Téhéran avec ses voisins.
Selon lui, la paix et la stabilité dans la région ne peuvent être atteintes en faisant abstraction de l’invasion israélienne -américaine contre l’Iran. « Parler de mettre fin à la guerre n’a aucun sens tant que nous n’aurons pas la garantie qu’il n’y aura plus d’attaques contre notre territoire. »
Masoud Pezeshkian a appelé la communauté internationale à « condamner cette invasion et à convaincre les envahisseurs de respecter le droit international ». Il a également dénoncé « une guerre lancée pour conquérir sur la base de fausses informations », qu’il qualifie d’acte médiéval au XXIᵉ siècle.
Lors de l’entretien téléphonique, dimanche, Emmanuel Macron a pour sa part jugé « inadmissible » que la France soit ciblée dans le cadre du conflit. Dans un message publié sur X, le président français a indiqué avoir appelé son homologue iranien à « mettre fin immédiatement aux attaques inacceptables que l’Iran mène contre les pays de la région, directement ou via des proxies, notamment au Liban et en Irak ».
Le chef de l’État français a également insisté sur la nécessité de rétablir « au plus vite » la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz et a demandé la libération de deux ressortissants français détenus en Iran, Cécile Kohler et Jacques Paris.
Le conflit s’est intensifié depuis le 28 février, lorsque Israël et les États-Unis ont lancé une offensive militaire contre l’Iran, alors que des négociations étaient en cours entre Téhéran et Washington. L’Iran affirme avoir riposté en visant des installations dans plusieurs pays de la région, notamment au Qatar, aux Émirats arabes unis et à Bahreïn, où sont stationnées des bases militaires américaines, ainsi qu’en Israël.
Selon des responsables iraniens, les frappes américano-israéliennes auraient fait plus de 1 300 morts et plus de 17 000 blessés dans la République islamique.
(AIP)
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