Abidjan, 17 mars 2026 (AIP)- Le nouveau président chilien, José Antonio Kast, a lancé lundi 16 mars 2023, la construction de « barrières physiques » à la frontière avec le Pérou, une promesse de campagne destinée à freiner l’immigration irrégulière depuis ce pays et la Bolivie.
« Aujourd’hui, nous commençons à freiner la migration irrégulière », a déclaré le nouveau président chilien à la presse, devant une excavatrice en train de creuser une tranchée près du poste frontalier de Chacalluta, à Arica, localité située à environ 2 000 km de Santiago, cinq jours après son entrée en fonctions.
Le gouvernement a fixé un délai de 90 jours pour la construction de ces barrières, sans toutefois préciser le type d’infrastructure déployée.
Selon les annonces de campagne de José Antonio Kast sur son plan de « bouclier frontalier », les tranchées devraient avoir une profondeur de trois mètres. Les mêmes travaux sont prévus dans la région de Tarapacá, dans les environs de Colchane, à la frontière avec la Bolivie, épicentre de l’entrée de migrants en situation irrégulière en provenance notamment du Venezuela.
Selon le ministre de l’Intérieur, Claudio Alvarado, les dispositifs physiques de protection devraient s’étendre sur environ 500 km. Le plan promis par José Antonio Kast comprend également le déploiement de davantage de militaires aux frontières.
Le dirigeant d’extrême droite, depuis la dictature militaire d’Augusto Pinochet (1973-1990), est arrivé au pouvoir avec un discours de fermeté face à la délinquance et à l’immigration irrégulière. Il a promis d’agir rapidement pour juguler la hausse des meurtres, des enlèvements et de l’extorsion, qu’il lie en partie à l’immigration irrégulière.
Au Chili, environ 337 000 étrangers sont en situation irrégulière, selon une estimation officielle. Même si les crimes violents ont augmenté au cours de la dernière décennie, le Chili reste l’un des pays les plus sûrs d’Amérique latine avec un taux d’homicides en 2025 de 5,4 pour 100 000 habitants.
(AIP)
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