Abidjan, 18 mars 2026 (AIP) – Le président de la Confédération africaine de football (CAF), Patrice Motsepe, a affirmé mercredi 18 mars 2026 qu’aucun pays africain ne bénéficiait d’un traitement préférentiel, à la suite de la décision controversée d’attribuer sur tapis vert le titre de la Coupe d’Afrique des nations 2025 au Maroc, au détriment du Sénégal.
Dans une allocution filmée, le dirigeant sud-africain a insisté sur le principe d’équité au sein de l’instance continentale. « Aucun pays africain ne bénéficiera d’un traitement plus avantageux qu’un autre », a-t-il déclaré, alors que cette décision suscite de vives réactions, notamment du côté sénégalais.
Le jury d’appel de la CAF a en effet décidé mardi 17 mars de retirer le titre initialement remporté par le Sénégal, deux mois après une finale marquée par des incidents, pour l’attribuer au Maroc, pays hôte de la compétition.
Une décision qui intervient après un premier jugement disciplinaire ayant infligé des sanctions financières aux deux fédérations, sans remettre en cause le résultat du match.
Face aux accusations de partialité et aux soupçons de corruption évoqués par les autorités sénégalaises, Patrice Motsepe a tenu à défendre « l’indépendance » des organes disciplinaires de la CAF.
Selon lui, les divergences entre la commission de discipline et le jury d’appel illustrent justement cette autonomie dans la prise de décision.
« Leur indépendance se reflète dans les décisions prises. La commission de discipline a adopté une position, tandis que la commission d’appel en a retenu une autre », s’est-il félicité.
Le président de la CAF a également reconnu que les incidents survenus lors de la finale portaient atteinte aux efforts engagés pour renforcer la crédibilité et la gouvernance du football africain.
Il a toutefois évoqué un contexte marqué par une méfiance héritée du passé.
Par ailleurs, Patrice Motsepe a rappelé que chaque fédération nationale dispose de voies de recours.
« Chacune des 54 nations africaines a le droit de faire appel et de défendre ses intérêts », a-t-il souligné, indiquant que le Sénégal pourrait saisir le Tribunal arbitral du sport.
Il a enfin assuré que la CAF se conformerait à toute décision rendue par cette juridiction internationale, réaffirmant son engagement en faveur de l’équité et de la transparence dans la gestion du football africain.
(AIP)
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