Tiébissou, 20 mars 2026 (AIP) – Le Fonds de développement de la formation professionnelle (FDFP) a apporté un soutien de plus de 60 millions de FCFA dans un projet d’agroforesterie intégrée à la production, à la transformation et à la commercialisation des produits agricoles à Tiébissou.
L’annonce a été faite samedi 14 mars 2026 par son secrétaire général, Dr N’Dri Kouakou Philippe, à l’issue d’une visite de terrain à N’Vlankro, localité située à une quinzaine de kilomètres de Tiébissou, dans la région du Bélier, où se déploie un programme de formation au profit de 200 membres de la coopérative Aklwoundjouè.
« Doté d’un financement global de 102 191 600 FCFA, ce projet est soutenu à hauteur de 64 961 600 FCFA par le FDFP », a détaillé Dr N’Dri Kouakou, ajoutant que le reliquat, soit 37 230 000 FCFA, sera assuré par la coopérative bénéficiaire.
Cette contribution du FDFP, a-t-il précisé, couvre notamment les infrastructures de formation, les équipements, la logistique et les commodités nécessaires au bon déroulement des sessions.
Cette initiative vise à renforcer les compétences des acteurs sur l’ensemble de la chaîne de valeur agricole, de la production à la commercialisation, en passant par la transformation.
Pour Dr N’Dri Kouakou Philippe, « investir dans les compétences, c’est investir dans la transformation structurelle de notre économie ».
« À travers ce type d’initiatives, nous contribuons à bâtir une agriculture moderne, compétitive et créatrice de richesse locale. Au-delà de son impact immédiat sur les bénéficiaires, cette action s’inscrit pleinement dans les ambitions du Plan national de développement (PND) 2026-2030, en faisant de la formation professionnelle un catalyseur du développement territorial et de la lutte contre la pauvreté », a-t-il insisté.
La première phase s’appuie sur l’exploitation pédagogique d’un site de 8,94 hectares, équipé d’un système d’irrigation hérité du projet 2PAI Bélier. Elle vise la maîtrise de filières à fort potentiel telles que le soja, l’aubergine djèmbè, l’igname et les champignons comestibles.
Une seconde phase, prévue dès mai 2026, introduira des équipements de pointe fournis par l’État. Elle portera notamment sur la formation à l’exploitation de sept serres agricoles modernes, dont quatre en culture hors sol et trois sous serres photovoltaïques de 500 m².
Ces infrastructures permettront de développer des cultures maraîchères à haute valeur ajoutée, telles que le melon, le cornichon, le poivron et le piment.
Une immersion sur le site d’exploitation a permis au secrétaire général et à sa délégation d’apprécier les premières réalisations et d’échanger avec les bénéficiaires, témoins d’une transformation en marche.
Issu du jumelage des villages d’Ablika, d’Amanzi et de Huakré, déplacés lors de la construction du barrage de Kossou, N’Vlankro veut aujourd’hui, par la volonté de ses cadres et de ses populations, s’imposer comme un pôle émergent d’innovation agricole, porté par un programme structurant d’agroforesterie intégrée.
(AIP)
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