Akoupé, 24 mars 2026 (AIP) –Les jeunes filles d’Assangbadji, village du département d’Akoupé, se battent pour aller non seulement à l’école, mais désormais pour y exceller, à travers le concours “Fleurons d’élites”, dont la troisième édition a été lancée lundi 23 mars 2026 au groupe scolaire du village.
Initiée par l’Union des femmes d’Assangbadji (UFAS), cette compétition scolaire met en lice des élèves des classes des cours élémentaires et moyens autour d’épreuves de lecture, d’écriture et de mathématiques, dans un esprit de saine émulation et de valorisation du mérite.
Pour la présidente de l’UFAS, Agnissan Chiadon Jeanne, le véritable enjeu a évolué. « Le défi de la scolarisation de la jeune fille ne se pose plus ici. Il s’agit désormais d’améliorer leur niveau et de les maintenir dans le cursus scolaire », a-t-elle affirmé, appelant les candidates à redoubler d’efforts pour se hisser parmi les meilleures.
Dans les salles de classe, cette ambition prend corps grâce à l’engagement des enseignants, qui, depuis deux ans, consacrent des heures supplémentaires à l’encadrement des élèves. Un investissement salué par le conseiller pédagogique du secteur Yadio, Yéo Brahima, représentant l’inspecteur de l’enseignement préscolaire et primaire, qui a encouragé les jeunes filles à persévérer dans leurs études pour devenir « l’élite dont la Côte d’Ivoire a besoin ».
Au-delà de la compétition, “Fleurons d’élites” apparaît comme un levier de transformation sociale, où familles, enseignants et leaders communautaires unissent leurs efforts pour offrir aux jeunes filles les moyens de réussir et de s’affirmer.
La cérémonie de lancement a enregistré la présence des autorités éducatives locales, des responsables communautaires et de nombreux parents d’élèves, témoignant de l’adhésion collective à cette initiative.
(AIP)
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