Cette séance d’information s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de ce programme visant à sécuriser les terres rurales et à prévenir les conflits fonciers.
Le sous-préfet d’Adiaké, Bakayoko Ibrahima, a indiqué que le PRESFOR a pour objectif de protéger les droits fonciers en milieu rural, de réduire la pauvreté, de renforcer la cohésion sociale et de promouvoir une gestion durable des ressources naturelles.
Il a invité les populations à adhérer massivement à cette initiative, soulignant que l’opération est gratuite durant sa phase de mise en œuvre. « Le certificat foncier rural permet de sécuriser vos terres et de vous prémunir contre d’éventuels litiges », a-t-il insisté.
Pour sa part, l’agent du groupement opérateur 2ATY, Aka Innocent, partenaire du programme, a relevé que, sur les 23 villages concernés, trois localités – Assomlan, Ngaloua et Mélékoukro – affichent encore des réticences. Il a toutefois précisé que la majorité des villages a déjà engagé le processus.
« Nous ne sommes pas venus vous arracher vos terres, mais vous aider à les protéger », a-t-il rassuré, rappelant que la certification foncière est gratuite pendant une période limitée de cinq ans, au-delà de laquelle les bénéficiaires devront supporter les coûts.
Selon les responsables du programme, l’objectif est, à terme, de délimiter 72 villages dans le Sud-Comoé, de certifier près de 400 000 parcelles et de formaliser plusieurs dizaines de milliers de contrats agraires, en vue d’une meilleure structuration du foncier rural.