Abidjan, 24 mars 2026 (AIP) – L’Office ivoirien du patrimoine culturel (OIPC) a organisé, mardi 24 mars 2026 à Abidjan, un atelier de restitution et de validation du formulaire de candidature du Poro, en vue de son inscription sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’UNESCO.
Ce projet d’inscription est initié et financé par la Fondation Atlantic Group, en partenariat avec le Bureau de l’UNESCO à Abidjan et en collaboration avec l’OIPC, structure opérationnelle du ministère de la Culture. chargée de l’inscription des biens et éléments sur les listes de l’UNESCO.
La secrétaire générale de la Fondation Atlantic Group, Amssétou Dosso Aïdara, a indiqué que cette rencontre constitue une étape cruciale du processus, permettant à la fois de partager les résultats des travaux préparatoires et de s’assurer, avec l’ensemble des parties prenantes, que le dossier reflète fidèlement les richesses, l’authenticité et la portée du Poro, en vue de son dépôt officiel auprès de l’UNESCO.
Pour elle, au-delà d’une simple candidature, ce projet constitue une affirmation forte de l’identité culturelle ainsi que de la volonté commune de transmettre aux générations futures un héritage précieux, porteur de sens et de cohésion sociale.
La directrice générale de l’OIPC, Blanche N’Guessan, a pour sa part rappelé le processus d’inscription d’un élément sur les différentes listes de l’UNESCO. Elle a souligné que l’atelier visait à valider les informations en étroite collaboration avec les communautés contributrices, impliquées dans l’orientation du contenu du dossier.
Celui-ci comprend notamment des fiches de consentement, des supports audiovisuels ainsi que l’ensemble de la documentation requise, avant sa transmission à l’UNESCO.

M. Ki Jean Bosco chef du programme éducation, représentant, du représentant résident de l’UNESCO en Côte d’Ivoire a déclaré que cet atelier constitue une étape décisive. En ce qu’il permet de partager les résultats des travaux préparatoires, de recueillir les observations essentielles et de valider collectivement le dossier de candidature, afin qu’il reflète fidèlement toute la richesse et l’authenticité du Poro.
Il a également salué les efforts des autorités ivoiriennes, en particulier ceux de la ministre de la Culture et de la Francophonie, Françoise Remarck. Il a encouragé les acteurs impliqués à poursuivre le travail avec rigueur et enthousiasme afin de faire rayonner le Poro comme patrimoine vivant de l’humanité.
Présidé par le représentant du ministre de la Culture et de la Francophonie, Fernand Sécongo, cet atelier de deux jours vise notamment à restituer aux communautés les informations consignées dans le formulaire, examiner les différentes sections du dossier, vérifier sa conformité aux critères de l’UNESCO et y apporter, le cas échéant, des corrections et compléments.
Les travaux ont mobilisé des représentants des communautés détentrices du Poro issues des régions du Hambol, du Tchologo, de la Bagoué, du Béré et du Poro, ainsi que des experts nationaux et des représentants du Bureau de l’UNESCO à Abidjan et l’OIPCI.
Des missions d’information, de sensibilisation et de collecte de consentement ont été menées auprès des communautés concernées entre septembre et octobre 2025.
Institution initiatique profondément enracinée dans la vie sociale des communautés Sénoufo du Nord de la Côte d’Ivoire, le Poro est un cycle d’apprentissage structurant, à la fois éducatif, civique et spirituel, qui régit l’organisation sociale et culturelle. Sa reconnaissance internationale constituerait une contribution majeure à la valorisation de la diversité culturelle mondiale.
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