Abengourou, 25 mars 2026 (AIP) – Le ministre des Eaux et Forêts, Jacques Assahoré Konan, a exhorté , mercredi 25 mars 2026 à Abengourou, ses collaborateurs à faire de cette année une période d’« accélération, de résultats visibles et d’impact mesurable », à l’ouverture de la 4e édition de l’atelier bilan des activités du ministère au titre de l’année 2025.
Prévu du 24 au 28 mars, cet atelier placé sous le thème “Bilan et analyse des résultats de l’année 2025, perspectives de l’année 2026”, se veut, selon le ministre, « un moment de vérité, de lucidité sur les performances et d’exigence face aux insuffisances », mais surtout « un cadre de mobilisation collective autour des défis à venir ».
Assahoré Konan a rappelé que l’action de son département s’inscrit dans la vision du président de la République, Alassane Ouattara, visant à faire de la gestion durable des ressources naturelles un levier majeur de transformation économique et sociale en Côte d’Ivoire.
Il a décliné trois priorités stratégiques majeures. La première porte sur la reconquête forestière, qu’il a qualifiée d’« exigence nationale ». Le ministre a réaffirmé l’objectif d’atteindre 20% de couvert forestier à l’horizon 2030, à travers l’intensification du reboisement, la sécurisation du domaine forestier et la transformation des modèles agricoles. « Ce cap n’est pas négociable », a-t-il insisté, appelant à passer d’une logique de protection passive à une reconquête active et productive.
La deuxième priorité concerne la gouvernance de l’eau, érigée en « impératif de sécurité nationale ». Tout en saluant les avancées liées à la mise en œuvre du Code de l’Eau, il a souligné la nécessité de relever désormais le défi opérationnel, en garantissant un accès équitable et durable à l’eau, une gestion intégrée des ressources hydriques et une meilleure anticipation des effets du changement climatique.
La troisième priorité vise la valorisation de la faune, présentée comme un levier économique encore sous-exploité. Le ministre a plaidé pour une approche intégrée faisant de la faune un moteur de développement local et de promotion du tourisme, à travers notamment l’adoption de la politique nationale de la faune, la réduction des conflits homme-faune et une meilleure implication des communautés riveraines.
Le ministre des Eaux et Forêts a salué les avancées « réelles et appréciables » enregistrées en 2025, notamment en matière de surveillance forestière, de reboisement, de lutte contre l’exploitation illégale et de réformes dans les secteurs de l’eau et du climat, qu’il a attribuées à l’engagement des agents.
Toutefois, il a jugé ces résultats insuffisants face à la pression sur les ressources naturelles, à la persistance des activités illégales et aux attentes croissantes des populations, appelant à un sursaut collectif et à des actions plus efficaces et mesurables.
(AIP)
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